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African Business

Brèves économiques africaines

Le pont cantilever balancé à deux voies en poutres-caissons aura une longueur d’environ 403 m, une travée de 150 m sur la rivière Cross, et environ 1,4 km de routes d’accès. La nouvelle structure remplacera le pont suspendu à voie unique qui relie actuellement les deux pays, car sa faible capacité crée de longues queues des deux côtés de la frontière.

Louis Berger va aider l’Unité d’exécution du projet, l’équipe de développement du secteur routier du ministère fédéral de l’Energie, des travaux publics et du logement du Nigeria. Il va également travailler avec l’unité du projet de la Banque africaine de développement, au sein du ministère des Travaux publics du Cameroun. Le projet s’étendra sur 18 mois et comprendra une période de 12 mois de garantie contre défauts.

Ce projet fait partie du Programme pour la facilitation des transports sur le corridor routier Bamenda – Enugu, lancé en juin 2010 (443 km, 408 millions $) et financé par un prêt conjoint du Fonds africain de développement au Cameroun et au Nigeria et un don de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Un Radisson Blu à Douala

Le groupe hôtelier Carlson Rezidor a annoncé le 9 novembre à Bruxelles (siège Europe, Moyen-Orient, Afrique) l’ouverture d’un Radisson Blu à Douala en 2019.

« Nous sommes très heureux d’ouvrir un nouvel hôtel dans notre 30ème pays en Afrique, et quel meilleur ajout que le Cameroun, un marché clé pour notre groupe en Afrique centrale », a déclaré Andrew McLachlan, Senior Vice-President Business Development, Afrique et Océan Indien, de Carlson Rezidor Hotel Group.

Le Radisson Blu Hotel & Apartments Douala, implanté dans le quartier des affaires, offrira 150 chambres standard, des studios et appartements d’une ou deux chambres, un gymnase et un spa, des espaces pour réunions et une salle de conférences …

Cette arrivée au Cameroun de «l’un des groupes hôteliers les plus importants et dynamiques au monde» va permettre de «porter le portefeuille africain du groupe à 83 hôtels et plus de 17 500 chambres en opération et en cours de développement. »

Carlson Rezidor prévoit l’ouverture en 2018 en Afrique des Radisson Blu d’Alger, Abuja (Nigeria), Conakry, Cotonou, Sharm el-Sheikh et  Le Caire (Egypte) …

Contrat à SUEZ pour la nouvelle usine d’eau de Yaoundé

Le groupe français SUEZ a annoncé le 30 novembre être en charge de la construction de l’usine de production d’eau potable de Yaoundé, pour le compte de la société chinoise Sinomach (subrogée de la CMEC en octobre 2014). D’un montant de 43 millions d’euros pour SUEZ, le contrat comprend le pompage de l’eau brute dans la Sanaga, la construction de l’usine de traitement d’eau brute à Eman-Batchenga en 36 mois, des stations de pompage et le  transfert de l’eau produite jusqu’à Yaoundé.

Cette opération sera financée par Eximbank of China et par le gouvernement camerounais dans le cadre d’un projet plus global et structurant de plus de 650 millions d’euros (426 milliards de F.CFA), le Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et ses environs à partir du fleuve Sanaga (Paepys) (Eximbank 85 %, Cameroun 15 %).

Ce projet répondra aux besoins en eau potable de la population en forte croissance de la ville de Yaoundé qui atteint aujourd’hui près de 3 millions d’habitants et permettra d’accompagner le développement économique de la capitale. D’une capacité de 300 000 m3/jour, elle sera l’une des plus grandes usines de production d’eau potable réalisées par le groupe SUEZ en Afrique subsaharienne.

SUEZ sera chargé des études d’ingénierie de l’usine de traitement, de la fourniture

d’équipements, de la supervision du montage de l’usine et de sa mise en service. Le Groupe

assurera également la formation du personnel camerounais. L’usine intègrera des technologies

degrémont garantissant une parfaite qualité de l’eau produite, indépendamment des variations de qualité et de débit de l’eau brute.

Selon Marie-Ange Debon, directrice générale adjointe de SUEZ en charge de la Division internationale , « ce projet constitue une référence significative pour le Groupe en Afrique et s’inscrit dans notre volonté d’accompagner les villes africaines dans l’apport de solutions performantes pour garantir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement à une population en forte croissance. »

SUEZ renforce ainsi sa présence au Cameroun où il a construit l’usine d’eau potable d’Akomnyada (100 000 m3/jour) et en Afrique, un marché prometteur pour le Groupe.

Le maître d’œuvre du Paepys, dont la capacité serait portée à terme à 400 000 m3/j d’eau potable, est le groupement Seureca (Veolia)/A2PE/BETEM.

 CONGO

 Les études du barrage de Sounda présentées par la SFI

Le Premier ministre, Clément Mouamba, a présidé le 4 novembre au Centre international de conférences de Kintélé (Brazzaville) la cérémonie d’ouverture de l’atelier de restitution des études de faisabilité de l’aménagement hydroélectrique de Sounda, confiées en octobre 2014 à l’International Finance Corporation (IFC/SFI), filiale de la Banque mondiale pour le secteur privé.

« Ce ne sont pas les intentions de réalisation de ce barrage qui ont manqué. Les tentatives ont été nombreuses, mais la réalité c’est que le barrage n’a jamais été construit »,  rappelait le ministre de l’Aménagement, de l’équipement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya. « C’est ici l’occasion d’espérer que cette tentative sera la bonne, afin de concrétiser le projet par délégation de service public. C’est une des raisons qui nous a conduit de choisir la SFI, pour nous accompagner dans la mise en œuvre de ce projet, avec des modes de financement innovants, de type partenariats public-privé. »

Le projet hydroélectrique de Sounda sur le fleuve Kouilou dans le massif du Mayombe, dans la zone charnière des départements du Niari et du Kouilou, à 70 km de l’embouchure, est envisagé en trois phases: la première phase porte sur l’étude générale des options, en vue de déterminer le concept du projet ; la deuxième phase détermine les conditions et les modalités de financement et de gestion de ce projet ; la troisième concerne la réalisation effective du projet.

Pour le représentant résident de la Banque mondiale au Congo, Djibrilla Issa, « la réussite du projet  Sounda est tributaire de la réforme du secteur de l’électricité en République du Congo. Cela suppose au moins trois choses : la garantie d’un contrat d’achat d’électricité viable à l’aménageur ; le renforcement du réseau de transmission ; et la réforme de la Société nationale d’électricité (SNE), en vue de réduire les pertes techniques et commerciales. »

L’Etat devra raccorder Sounda  au réseau national, renforcer 420 km de la ligne 400 kV entre Pointe-Noire et Brazzaville, puis l’interconnexion entre Brazzaville et Kinshasa.

Les études socio-environnementales  indiquent des risques et impacts potentiels importants : maladies liées à l’eau, menace sur la forêt, donc sur l’écosystème naturel exceptionnel de cette zone forestière. L’Etat devra assurer la conservation de cette biodiversité.

Selon le directeur général de la SNE, Jean-Marie Iwandza, « les besoins en électricité au Congo sont énormes. La zone économique spéciale de Pointe –Noire aura besoin de 700 MW, celle de Brazzaville 250 MW, les potasses du Kouilou 150 MW. Dans les 10 prochaines années, le pays  aura besoin de développer une puissance de 1000 MW …Les études présentées par la Banque mondiale, qui prévoit une puissance de 486 à 616 MW au niveau de Sounda,  ne peuvent combler les besoins en énergie du Congo. »

Le chef de mission pour le projet, Marcus Shubaer, estimait que « le coût total pourrait être de 1 200 milliards de F.CFA. »

Réitérant la détermination du gouvernement de mener à bien ce projet, malgré la situation économique du pays, Clément Mouamba a sollicité l’appui des partenaires financiers, notamment la Banque mondiale.

Les premières études sur le barrage de Sounda avaient été réalisées en 1960 par EDF, qui évoquait une puissance de 1 000 MW. Le projet avait suscité l’attention des gouvernements successifs, et s’était vu relancé à la faveur du forum Build Africa tenu en février 2014 à Brazzaville.

Inauguration de la cimenterie Dangote

Le président Denis Sassou N’Guesso a inauguré le 23 novembre à Mfila (district de Yamba, département de la Bouenza), sur l’axe routier Pointe-Noire/Brazzaville, la cimenterie de Dangote Cement, d’une capacité de production de 1,5 million de tonnes par an pour un investissement de 300 millions $. Appartenant au milliardaire nigérian Aliko Dangote, cette cimenterie, la plus grande jamais construite dans le pays, a démarré ses activités au 2ème trimestre 2017. Elle dispose de 144 millions t de réserves de calcaire.

« Après le pétrole et le bois, voici venue l’ère des exportations industrielles appelées à s’inscrire dans la durée », a déclaré le ministre d’Etat en charge de l’Industrie, Gilbert Ondongo.  «Avec l’entrée en production de la cimenterie Dangote, le Congo sera illico presto pays exportateur de ciment. A pleine capacité, sa production nationale s’élèvera à 3,2 millions t, soit un surplus exportable de 2 millions t l’an. »

Les quatre cimenteries déjà implantées : Sonocc, Forspak, Diamond Cement et CIMAF, représentent une capacité totale de 1,7 million t/an.

 GABON

 Assala Energy reprend les actifs onshore de Shell

Assala Energy (siège à Londres) a annoncé le 1er novembre avoir finalisé l’acquisition des actifs « onshore » de Shell au Gabon, pour un montant total de 628 millions de dollars assorti des intérêts. Cette transaction, soutenue par le Groupe Carlyle (Etats-Unis), avait été annoncée le 24 mars 2017 avec une date économique au 31 décembre 2015. Assala Energy assumera un prêt de 285 millions $ dans le cadre de cette transaction, le solde du financement étant assuré par les fonds Carlyle International Energy Partners (CIEP) et Carlyle Sub-Sahara Africa Fund (CSSAF). Selon Shell, Assala Energy effectuera des paiements additionnels pour un maximum de 150 millions $ selon les performances de production et les prix du marché.

Assala Energy a été créée par Carlyle dans le but de détecter des opportunités d’investissement en Afrique subsaharienne grâce à une nouvelle société d’exploration et de production (E&P) pétrolière et gazière.

La transaction au Gabon comprend l’ensemble des opérations pétrolières et gazières « onshore » de Shell ainsi que ses infrastructures associées : cinq champs exploités (Rabi, Toucan / Robin, Gamba / Ivinga, Koula / Damier et Bende / M’Bassou / Totou), une participation dans quatre champs non exploités (Atora, Avocette, Coucal et Tsiengui Ouest), et l’infrastructure associée au réseau d’oléoducs « onshore » de Rabi à Gamba et le terminal d’exportation de Gamba Sud. Les quelque 430 employés locaux seront transférés de Shell à Assala Energy.

 « Assala Energy s’appuiera sur les travaux effectués par Shell pendant 55 ans au Gabon. Nous allons investir afin de consolider et augmenter les niveaux de production, tout en prolongeant les cycles de vie des champs pétroliers », a déclaré David Roux, directeur général de Assala Energy.

Selon Marcel van Poecke, directeur de Carlyle International Energy Partners, « ciblant l’Afrique subsaharienne comme zone géographique, Assala Energy s’engage à intervenir en tant qu’opérateur énergétique sûr, responsable et efficace, tout en contribuant de manière active à la croissance économique au Gabon. Assala Energy examinera la possibilité d’investir dans des opportunités liées à de futurs projets visant à créer une valeur durable à long terme pour l’économie locale. »

« Nous sommes fiers d’être à l’origine d’un des plus importants investissements étrangers directs au Gabon », a souligné Eric Kump, responsable du Carlyle Sub-Sahara Africa Fund.

Le groupe Carlyle est un gestionnaire d’actifs alternatifs mondial avec 170 milliards $ sous gestion, répartis dans 299 véhicules d’investissement (au 30 juin 2017). Carlyle a bâti une plateforme d’investissement dans le secteur des ressources naturelles, et dispose actuellement d’un capital de plus de 12 milliards $ à investir.

En 2016, Shell a enregistré une part de production onshore au Gabon d’environ 40 000 barils équivalent pétrole (bep) par jour (60 000 bep/j pour les actifs concernés). Shell Trading (Stasco) conservera les droits d’enlèvement relatifs aux actifs onshore sur les cinq prochaines années. Le groupe anglo-néerlandais détient également des permis pour les blocs BC9 et BC10, situés entre 50 et 200 km environ à l’ouest de Gamba, par des profondeurs d’eau de 100 à 4 000 m.

 AFRIQUE DU NORD

 ALGERIE

Sonatrach et BHGE produiront des équipements pétroliers

Sonatrach et Baker Hughes, GE Company (BHGE), filiale du groupe américain General Electric présente en Algérie depuis plus de 40 ans, ont annoncé le 9 novembre la création d’une société commune pour la production locale d’équipements destinés à l’industrie du pétrole et du gaz, et les services associés. Dénommée Sonatrach General Electric Petroleum Equipment Company (Sogepec), cette société commune, au capital de 4 milliards DA détenu à hauteur de 51% par Sonatrach et à 49% par BHGE, disposera d’un complexe industriel de 20 000 m² situé en zone industrielle d’Arzew (Oran). La cérémonie de signature s’est tenue au siège de Sonatrach à Alger en présence de Mustapha Guitouni, ministre de l’Energie, du PDG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, du PDG de BHGE, Lorenzo Simonelli, et du PDG de BHGE Moyen-Orient, Afrique du Nord et Turquie, Rami Qasem.

Représentant un investissement conjoint de 45 millions $ en 1ère phase (200 millions $ à terme) avec un taux d’intégration de 30 %, l’usine visera la fabrication, l’assemblage et la maintenance de divers types d’équipements de contrôle de pression tels que les têtes de puits, les « X-Mas Trees » et les valves, établissant ainsi une base importante pour répondre aux besoins croissants en amont de l’Algérie, avec comme perspective l’exportation pour le marché régional. Cette société délivrera aussi des programmes de formation et de développement de compétences à plus de 200 ingénieurs au cours des 7 premières années d’activité.

 « La création de cette société conjointe constitue une avancée dans la chaîne d’intégration de Sonatrach, en vue d’une meilleure maîtrise des coûts et des délais afin d’assurer un transfert de savoir-faire et de technologies par le biais de la diversification de son portefeuille de biens et services », a déclaré Abdelmoumen Ould Kaddour. «Elle contribuera à renforcer le tissu industriel national et à la création d’un réseau de sous-traitants nationaux certifiés aux normes et standards internationaux». Le site industriel d’Oran sera opérationnel en décembre 2019.

L’usine PSA opérationnelle en 2018

Jean-Christophe Quemard, directeur de la région Moyen-Orient et Afrique du Groupe PSA, a signé le 12 novembre à Alger un accord visant à la création d’une société industrielle basée à Oran, afin de produire des véhicules destinés au marché algérien. Les partenaires algériens de ce projet sont les sociétés Condor Electronics (Groupe Benhamadi), Palpa Pro et l’Entreprise nationale de production de machines-outils (PMO).
Cette signature est intervenue dans le cadre du Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA), en présence de Youcef Yousfi, ministre algérien de l’Industrie et des mines, et de Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, des finances et de l’industrie.

Aux termes de cet accord qui entérine la mise en œuvre graduelle du projet, le Groupe PSA détiendra 49% du capital de cette nouvelle co-entreprise, Peugeot Citroën production Algérie (PCPA), représentant un investissement global de l’ordre de 100 millions d’euros. La partie algérienne sera actionnaire à hauteur de 51 %, dont PMO 20 %, et Condor Electronics et Palpa Pro 15,5 % chacun. Le Groupe PSA accompagnera ainsi le développement de la filière automobile en Algérie avec un plan complet de montée en compétences et de formation des collaborateurs et contribuera au développement du tissu fournisseur local.

Cette usine produira des modèles permettant aux marques du Groupe PSA de répondre à la demande des clients algériens, en leur proposant des véhicules aux meilleurs standards de qualité, de sécurité et de respect de l’environnement.

 « L’Algérie est un marché historique pour le Groupe PSA et nous sommes particulièrement fiers de nous y implanter industriellement », a déclaré Jean-Christophe Quemard. « Elle est au cœur de la région Moyen-Orient et Afrique qui est un levier majeur de l’internationalisation rentable du plan Push to Pass. Cet accord nous permettra de disposer de capacités de production au cœur de la région pour réaliser notre ambition d’y vendre 700 000 véhicules en 2021.» En 2016, le Groupe PSA a vendu 383 504 véhicules sur cette région.

Le premier véhicule sera produit en 2018 et l’usine totalement opérationnelle en 2019. La capacité de production sera à terme de 75 000 unités par an, avec un taux d’intégration de 40 %. Le projet contribuera à créer 1 000 emplois directs et 4 000 emplois indirects.

Un grand centre industriel avec Schneider Electric

Outre le projet d’usine PSA, le 4ème Comité mixte économique franco-algérien (Comefa) réuni le 12 novembre à Alger « a aussi été l’occasion de consacrer la constitution du plus grand centre industriel en Afrique de Schneider Electric, avec une douzaine de lignes d’assemblage sur de nombreux équipements, avec à terme 400 emplois directs créés », selon le ministère français de l’Economie et des finances.

Le groupe français a signé avec l’Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE), filiale du groupe Elec El-Djazaïr, et le Groupement industriel des ciments d’Algérie (GICA) un accord pour la création d’une société mixte spécialisée dans la fabrication d’une vaste gamme d’équipements de distribution électrique et dans le contrôle numérique.

Le projet comprend : le développement d’un centre en ingénierie spécialisé dans les domaines de la protection et du contrôle numérique et de l’automatisation des réseaux électriques ; la création d’un site de production de standard international à Sidi Bel Abbès sur le site existant de l’ENIE, pour la fabrication d’une large gamme d’équipements de distribution électrique ; et la mise en place d’un réseau de fournisseurs locaux.

MAROC

Inauguration du Fairmont Royal Palm Marrakech

Fairmont Hotels & Resorts, marque de luxe du groupe AccorHotels, a célébré le 10 novembre  l’inauguration du Fairmont Royal Palm Marrakech, qui fait désormais partie de son portefeuille international d’hôtels d’exception. L’arrivée de cet établissement, qui constitue une référence à Marrakech, témoigne du développement de la marque Fairmont au Maroc, accéléré par la présence du groupe AccorHotels, qui compte déjà plus de 40 établissements dans ce pays.

L’hôtel dispose de 134 chambres, dont cinq suites présidentielles, une suite penthouse et 10 villas princières, ainsi que 94 résidences privées, composées de villas de deux, trois ou quatre chambres. Le Fairmont Royal Palm Marrakech bénéficie également d’équipements incomparables, dont un parcours de golf de 18 trous, long de 6 608 mètres, créé par le célèbre architecte Cabell. B. Robinson et s’étendant sur 75 hectares.

Outre quatre restaurants et salons, l’établissement dispose d’une piscine extérieure de 25 mètres, chauffée toute l’année et traitée à l’ozone, ce qui en fait la plus grande de ce type au Maroc, ainsi que d’un spa de 3 500 m2 comprenant un espace réservé aux femmes. Sans oublier le Golf Country Club, récemment ouvert, composé d’un salon, de restaurants, d’un club de remise en forme et d’une piscine. Le Fairmont Royal Palm bénéficie également de sa proximité avec le renommé Assoufid Golf Club, lauréat marocain de l’édition 2016 des World Golf Awards.

Fort de plus de 70 hôtels dans le monde, Fairmont poursuit son expansion au Maroc, avec notamment le Fairmont Taghazout Bay, luxueux établissement de 155 chambres en front de mer et de 52 villas, et le Fairmont La Marina Rabat-Salé, hôtel de luxe de 200 chambres implanté à proximité de sites classés et bénéficiant d’une situation incomparable sur l’estuaire du fleuve Bouregreg, bordé de trois côtés par les eaux. L’ouverture de ces deux hôtels est prévue d’ici 2020.

Extension de la ligne 2 du tramway de Rabat-Salé

Mohammed Boussaid, ministre de l’Economie et des finances, a présidé le 15 novembre à Rabat la cérémonie de signature d’une convention de prêt de 40 millions d’euros et d’une convention de subvention de 400.000 euros, signées entre la Société de transport de Rabat-Salé (STRS) et l’Agence française de développement (AFD) pour le financement de l’extension de la ligne 2 du tramway de Rabat-Salé.

Le projet comprend des extensions de la ligne 2 des côtés Rabat et Salé, pour desservir des quartiers denses en population sur un linéaire de 7 km. Sa conception intégrée dans la ville permettra aussi d’améliorer l’environnement urbain et d’offrir un haut niveau de service à ses usagers. Sa mise en service est prévue pour juillet 2019. Le projet doit permettre à 40 000 voyageurs supplémentaires par jour de profiter des avantages du tramway de Rabat-Salé et d’économiser ainsi 3600 teq CO2/an.

Paraphées par le secrétaire d’Etat français auprès du ministre de l’Economie et des finances, Benjamin Griveaux, le directeur général de l’AFD, Rémy Rioux, et le PDG de la STRS, Said Zarrou, ces conventions portent également sur l’accompagnement de la STRS dans la mise en œuvre de ce projet et plus généralement sur l’évaluation des impacts du tramway de Rabat-Salé.

La première ligne du tramway de Rabat-Salé transporte aujourd’hui 120 000 personnes par jour de part et d’autre du fleuve Bouregreg. L’AFD a contribué au financement de cette première ligne par un prêt de 43 millions d’euros et une subvention de 300 000 euros. Elle a également obtenu et mis à la disposition du projet une délégation de subvention de l’Union européenne de 10 millions d’euros.

Dans le cadre de développement  de la STRS (deux lignes existantes totalisant 19 km), Alstom avait signé fin octobre un contrat d’environ 45 millions d’euros pour la fourniture de 22 tramways Citadis, soit 11 rames exploitées en unités doubles.

TUNISIE

La BAD appuie le développement régional et l’agriculture

En marge du Tunisia Investment Forum (TIF), le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le gouvernement tunisien ont signé le 9 novembre à Gammarth trois accords de prêts d’un montant total de 160 millions d’euros, soit environ 465 millions de DT.

La cérémonie de signature était co-présidée par le ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Zied Laadhari, et le directeur général de la BAD pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, en présence du ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb.

Le premier accord de prêt (approuvé le 3 novembre), d’un montant de 122 millions d’euros, porte sur le financement de la Phase II du Programme d’appui au développement régional inclusif (PADRI-II) dans 16 gouvernorats prioritaires du pays, à travers le soutien à l’inclusion économique et sociale ainsi que la promotion de la gouvernance locale.

Il permettra d’améliorer l’attractivité des régions de l’intérieur par la relance de l’investissement public et privé, d’améliorer l’employabilité des jeunes et de faciliter l’accès aux services de santé et de protection sociale. Il permettra en outre d’accroître l’investissement public de 64% à 70% au cours des 5 prochaines années dans les gouvernorats ciblées et contribuera à réduire de plus de 7% la proportion de population vivant en dessous du seuil de pauvreté avec un impact direct sur plus de 240 000 ménages bénéficiaires des programmes d’assistance sociale.

Les deux autres accords (approuvés le 25 octobre), d’un montant total de 38,6 millions d’euros, sont destinés à financer le projet de valorisation des périmètres irrigués à travers le développement des chaines de valeur agricoles. Ce projet contribuera à réduire les disparités régionales et à améliorer les conditions de vie des populations rurales résidant dans 14 délégations prioritaires rattachées aux gouvernorats de Kairouan, Kasserine et Sidi Bouzid. Il bénéficiera directement à plus de 3 500 ménages, soit 20 000 personnes environ, dont 50 % de femmes, et permettra de créer près de 4 600 emplois permanents au profit des jeunes et des femmes.

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Written by African Business

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