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African Business

Brèves économiques africaines

Aigle Azur et Corsair International ont signé mi-novembre un accord pour mettre en place une coopération élargie visant à accélérer leur développement, notamment vers l’Afrique.

Par Gérard Choisnet

Corsair desservira la ligne Paris-Bamako à compter du 30 janvier 2018. Dans ce cadre, un accord de « code-share » avec Aigle Azur sera déployé dès cette date sur cet axe.

Partenariat entre Corsair et Aigle Azur

Corsair opérera d’abord une fréquence, puis une deuxième à partir du mois d’avril, s’ajoutant aux trois fréquences d’Aigle Azur. Cinq vols hebdomadaires seront ainsi opérés par les deux compagnies françaises sur l’axe Paris (Orly)-Bamako.

Corsair et Aigle Azur vont également mutualiser leur gestion des escales de Bamako et Dakar, ainsi que la commercialisation des vols au Mali et au Sénégal.

Pour Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, « l’Afrique est un continent en plein développement. Nous avons d’ores et déjà démontré notre capacité à nous y développer avec succès avec les lignes opérées à destination du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Ce partenariat va nous permettre d’accélérer le déploiement de Corsair sur le Mali et d’offrir plus de flexibilité aux clients à destination de Bamako. »

Corsair International, filiale de TUI France, transporte au total 1,2 million de passagers par an.

Aigle Azur, créée en 1946 et 2ème compagnie aérienne française, transporte chaque année près de 2 millions de passagers toutes destinations confondues, et dessert en Afrique l’Algérie, le Mali et le Sénégal.

BENIN

Finaliser avec Petrolin la convention sur le port de Sèmè-Podji

Le gouvernement a approuvé le 22 novembre un projet de convention de mise à disposition de site pour la construction du port pétrolier, minéralier et commercial en eau profonde de Sèmè-Podji, et le Plan d’actions, de réinstallation et de compensation.
Dans le cadre du projet dénommé «Epine dorsale de développement intégré de l’économie béninoise», l’Etat rappelle qu’il a convenu en janvier 2010 d’un partenariat avec Pic Network Limited (groupe Petrolin du Béninois Samuel Dossou-Aworet). « Ce projet d’envergure est constitué de plusieurs volets dont la construction du port de Sèmè-Podji. Les objectifs visés sont, entre autres, de répondre plus efficacement aux exigences d’une augmentation globale des besoins en matière de transit de marchandises d’une part, et d’assurer une complémentarité avec le port de Cotonou d’autre part.
Le projet sera entièrement financé par la Pic Network et sa filiale Pic International SA. Au regard des investissements importants à réaliser, et des retombées attendues au profit de l’économie nationale, l’Etat a décidé d’accompagner la réalisation de ce projet structurant dans le cadre d’un partenariat public-privé. »
La communication présentée au gouvernement visait à définir les modalités pratiques de mise à la disposition du promoteur, du domaine de 1006 hectares devant abriter ce nouveau port. Elle renseigne également sur les conditions de dédommagement et de réinstallation des personnes physiques et morales installées sur le site, sur la base des travaux de la Commission interministérielle ad hoc finalisés en février 2017.
En approuvant la communication, le conseil des ministres a instruit les ministres concernés de finaliser la convention qui sera signée avec le partenaire.

Selon Petrolin, « le Projet épine dorsale (PED) est un programme d’infrastructures ferroviaires, portuaires, aéroportuaires et routières interdépendantes conçu par Petrolin, qui s’inscrit dans la dynamique de développement intégré des pays de la zone ouest-africaine, notamment le Bénin, le Niger et le Nigeria. »

Le PED « a bénéficié du soutien technique et financier de plusieurs États et institutions » comme la Commission de l’Union africaine, la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne et EximBank.

Pour la réalisation des différentes composantes, Petrolin « a sollicité les services des cabinets d’expertise technique, financière et juridique de premier plan », notamment Herbert Smith, Axelcium, Coteba (Artelia), Technip, SNCF International, Rites (filiale d’Indian Railways), le Port du Havre, R+R Burger und Partner, Royal Haskoning, Roche (Norda Stelo), Hill International, ainsi que la contribution des experts de la sous-région, dont Afrique Omnitech, BEST et Benin Expertise.

« Afin d’ajouter au PED un point de vue indépendant sur les travaux réalisés par les experts », Petrolin a fait appel aux expertises d’une tierce partie, Ernst & Young Global Infrastructure Advisory Group de France et de Suisse.

BURKINA FASO

Inauguration de la centrale solaire de Yagtouli

Les présidents français Emmanuel Macron et burkinabé Roch Marc Christian Kaboré ont inauguré le 29 novembre à Zagtouli, à quelque 20 km au sud-ouest de Ouagadougou, la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest, d’une puissance de 33 MW (56 GWh/an). Le système installé permet de transformer le courant continu en courant HT 90 kV. La centrale est raccordée au poste de transformation de Zagtouli qui assure l’interconnexion électrique Bobo-Dioulasso/Ouagadougou.

Projet d’envergure avec ses 129 600 panneaux solaires sur une superficie de 60 hectares, l’équivalent de 84 terrains de football, la centrale solaire de Zagtouli permettra de fournir de l’énergie propre à 660 000 personnes tout en réduisant par quatre le coût de production. La mise en service de cette centrale représente un gain d’émissions de 26 000 tonnes de CO2 par an.

Sa construction, réalisée par Omexom (Vinci Energies) et des entreprises locales a duré à peine plus d’un an et a mobilisé jusqu’à 400 employés. Le coût du projet s’élève à 47,5 millions d’euros (31,16 milliards de F.CFA), financé par l’union européenne (don de 25 millions) et l’Agence française de développement (AFD) (prêt de 22,5 millions).La centrale sera à terme exploitée par la société nationale d’électricité SONABEL.

La centrale de Zagtouli, dont la puissance devrait être portée à 50 MW, constitue le premier jalon d’un vaste programme de développement de l’énergie solaire au Burkina Faso avec l’objectif de fournir d’ici 2020 plus de 100 MW solaires sur le réseau burkinabé, soit environ 30% de la production totale du pays (nouvelles centrales de 40 MW à Ouagadougou, 20 MW à Koudougou, 10 MW à Kaya…).

Cette inauguration précède de quelques semaines la mise en service d’une autre infrastructure majeure financée par l’Union européenne (FED et BEI), la Banque mondiale et la France : l’interconnexion électrique avec le Ghana, qui permettra au Burkina Faso de disposer d’une nouvelle source d’énergie fiable et peu coûteuse.

Première coulée d’or à Boungou au 3ème trimestre 2018

La compagnie canadienne Semafo (Société d’exploration minière en Afrique de l’Ouest) a fait le 8 novembre le point de l’avancement de son projet de mine d’or de Boungou, détenu à 90 % (Etat burkinabè 10 %).

Le développement progresse selon l’échéancier ; 113 millions de dollars US des 231 millions US $ prévus ont été dépensés, et la construction est achevée à 63 %.

Le coulage des structures en béton est achevé à plus de 70 %. L’installation du broyeur vertical et les fondations du broyeur SAG (semi-autogène) sont terminées. L’érection des cuves de lixiviation est achevée et celle des cuves d’eau brute à moitié.

5,3 millions de tonnes de matière sur 18 millions t prévues ont été extraites en prédécouverture.

Un protocole d’entente de trois ans a été signé avec les employés de Boungou, dont les résidents ont été relocalisés dans le village nouvellement construit.

Le permis Boungou, où se trouve le gisement Natougou, est situé dans la ceinture de roches vertes de Diapaga, qui s’étire sur 250 km en direction nord-est/sud-ouest par plus de 50 km de largeur. Semafo détient quatre permis contigus, collectivement connus sous le nom du groupe de permis Tapoa, d’une étendue latérale d’environ 70 km le long de la ceinture de Diapaga.

Boungou est un gisement aurifère à haute teneur situé dans la région Est au sud-est du Burkina Faso. La construction de la mine à ciel ouvert est en cours, et la première coulée d’or est prévue au troisième trimestre de 2018. La durée de vie de la mine est estimée à plus de sept ans. Au cours des trois premières années, la production annuelle moyenne sera de plus de 226 000 onces.

Le programme d’exploration sur Boungou en 2017 vise un triple objectif : convertir les ressources présumées du secteur du Flanc Ouest dans la catégorie indiquée; évaluer la possibilité d’une exploitation souterraine; et compléter du forage d’exploration sur les permis à proximité et contigus au gisement Boungou.

MALI

Inauguration de la route Wo-Bankass-Koro

Le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a inauguré le 5 novembre la section de route Wo-Bankass-Koro, ou ‘route du poisson’, longue de 91 km, en compagnie du représentant de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) au Mali, Jacques Kouame Bi.

Les travaux, financés par la BOAD pour un montant de 9,5 milliards de F.CFA, font partie du projet global d’aménagement et de bitumage de la route Bandiagara-Bankass-Koro-frontière du Burkina Faso, longue de 159 km.

La section de route Wo-Bankass-Koro contribuera à boucler l’aménagement de l’axe CU 13 entre Bandiagara et Ouahigouya et à dynamiser les échanges économiques entre le Mali, le Burkina et les pays côtiers.

Ce projet avait été lancé en 2010 par Hamed Diane Séméga, alors ministre de l’Equipement et des transports du président Amadou Toumani Touré, dans le cadre d’une convention de maîtrise d’ouvrage déléguée signée entre le ministère et l’AGETIPE-Mali. Le financement devait être assuré par quatre bailleurs de fonds : la BOAD (46,73%), la BIDC (32,60%), l’UEMOA (12,22%) et l’Etat malien (8,45%), et les travaux exécutés par le groupement d’entreprises SGTI /ATP pour un montant alors évalué à 12,5milliards de F.CFA (HTT) et un délai d’exécution de 24 mois. Mais  du fait de la crise de 2012, les travaux n’ont pu être achevés comme prévu.

MAURITANIE

Ouverture du Mauritanian British Business Council à Londres

Le ministre du Pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed Abdel Vetah, a lancé le 7 novembre à Londres conjointement avec le ministre britannique du commerce international, Greg Hands, les activités du Mauritanian British Business Council (MBBC) ou Conseil mauritano-britannique pour les affaires. La cérémonie a eu lieu au British Museum en présence d’un grand nombre d’officiels britanniques, membres du corps diplomatique et plus de 70 sociétés britanniques.

Parmi les objectifs du MBBC figure la mise en place d’une plateforme d’échange et de promotion des affaires et de l’investissement en Mauritanie et au Royaume Uni.

Lors de cette mission, le ministre était accompagné du directeur général des Hydrocarbures et du directeur général de la Société mauritanienne des hydrocarbures et du patrimoine minier (SMHPM).

Mohamed Abdel Vetah avait tenu la veille une réunion avec Richard Harrington, ministre britannique de l’Energie et de l’industrie, en présence de Jonathan Holyoak, qui préside le département international de l’Energie au ministère. Richard Harrington a réaffirmé le soutien de son pays pour la promotion de l’investissement en Mauritanie, rappelant à cet égard l’importance des projets développés par British Petroleum (BP).

En décembre 2016, BP a conclu un partenariat avec Kosmos Energy (Bermudes) pour acquérir des intérêts significatifs dans les blocs d’exploration de Kosmos en Mauritanie (62 % et opérateur sur les blocs offshore C-6, C-8, C-12 et C-13, Kosmos 28 % et SMHPM 10 %) et au Sénégal. La superficie totale de 33 000 km2 couverte par l’accord dans les deux pays comprend le champ Tortue, estimé contenir plus de 15 tcf (trillions de pieds cubes) de gaz. L’ensemble de la zone de l’accord pourrait receler quelque 50 tcf de gaz et plus de 1 milliard de barils de liquides.

BP et Kosmos envisagent d’investir plusieurs milliards de dollars dans un projet Tortue GNL, avec les premières livraisons de gaz à l’horizon 2021.

SENEGAL

Première pierre du port de Bargny-Sendou

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a posé le 27 novembre la première pierre du futur port multi-produits secs et liquides de Bargny-Sendou, au sud de Rufisque. Le promoteur du projet, d’un coût de 290 milliards de F.CFA (442 millions d’euros), est la société sénégalaise Senegal Minergy Port (SMP), qui a mobilisé la totalité du financement.

«Pour permettre au Sénégal de bénéficier pleinement de sa position stratégique, à la croisée des routes maritimes, le président de la République a décidé de la construction de deux nouveaux ports : le port en eaux profondes de Ndayane pour des navires porte-conteneurs, et le port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou. La position de ces deux futurs ports contribuera, sans aucun doute, à décongestionner le port de Dakar, préoccupation actuelle de tous les acteurs», soulignait le Premier ministre.

Prévu sur 484 hectares, le port de Bargny-Sendou, précisait-il, « aura une capacité de traitement de 7 millions de tonnes de produits vraquiers dès sa première année d’exploitation, et 12 millions de tonnes dans sa troisième année. Ce port sera entièrement construit et opérationnel en 2021 au plus tard. Le nombre d’emplois sera de 740 pendant la première phase de construction et de 2600 durant la phase d’exploitation. »

Selon la SMP, les partenaires internationaux des promoteurs dans le développement du projet sont les sociétés d’ingénierie Cardno et Archirodon, de même que l’agence américaine du commerce et du développement USTDA qui a fourni le financement initial du projet.

Bargny-Sendou « permettra de réduire considérablement les charges financières liées aux frais et à la manutention des produits minéraliers, pétroliers et céréaliers. Les entreprises pourront importer et exporter leur matière première ou produits finis sans aucune contrainte liée aux lenteurs des opérations d’embarquement et de débarquement, qui engendrent souvent des frais exorbitants causés par l’immobilisation des navires », indiquait le directeur financier de SMP, Alexander Zalocosta.  «Les entreprises locales bénéficieront d’un service portuaire de qualité adossé à une zone industrielle où ils pourront exercer toutes leurs activités de stockage et de production. Elles pourront mieux assurer leur compétitivité au niveau mondial et par conséquence réaliser des performances leur garantissant une rentabilité financière durable. »

Deux Airbus A330neo commandés par Air Sénégal

Maïmouna Ndoye Seck, ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires, Philippe Bohn, directeur général d’Air Sénégal, et Fouad Attar, responsable de Airbus Commercial Aircraft Africa Middle East, ont signé le 16 novembre à Dubaï un protocole d’accord portant sur l’acquisition de deux A330neo par la compagnie sénégalaise.

« Ces A330neo, la nouvelle version remotorisée du gros-porteur best-seller A330, contribueront à la croissance et à l’expansion commerciale future de la compagnie. Avec cet accord, Air Sénégal devient la première compagnie africaine à sélectionner l’A330neo », souligne le constructeur aéronautique européen. « Les appareils seront mis en ligne par Air Sénégal en 2018. La compagnie prévoit d’exploiter l’A330neo pour développer son réseau de lignes moyen et long-courrier, tout en tirant parti de ses technologies avancées et de son efficacité opérationnelle accrue ». Le montant du contrat représente quelque 510 millions $.

« Nous avons fait à Toulouse la réception technique des ATR qui sont aux couleurs du Sénégal », indiquait pour sa part Philippe Bohn. « Nous sommes dans la phase de finalisation du financement. Le Sénégal a reçu de bonnes conditions de financement auprès de l’agence de crédit export française et italienne… Actuellement, il n’y a pas d’obstacles majeurs. On est sur un rythme soutenu. Il y avait un retard qui a été rattrapé. Les avions sont prêts. D’ici à la fin du mois de novembre, nous espérons faire le closing du financement et ainsi pouvoir prendre livraison. » Air Sénégal a signé le 20 juin dernier à l’occasion du Salon du Bourget un contrat portant sur une commande ferme de deux ATR 72-600, d’une valeur estimée à environ 50 millions d’euros au prix catalogue.

Le démarrage d’Air Sénégal est prévu le 7 décembre, coïncidant avec l’inauguration du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD).

L’usine d’eau KMS 3 opérationnelle en 2020

Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a lancé le 21 novembre le projet de réalisation de la 3ème usine de pompage et de traitement d’eau de Keur Momar Sarr (KMS 3), un projet de la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES).

« KMS 3 doublera dès 2020 le potentiel installé sur le lac de Guiers avec une capacité finale de 200.000 m3/jour. Elle va permettre d’améliorer les services de distribution d’eau et va accompagner les réalisations qui préfigurent la révolution économique qui se dessine autour des nouveaux pôles urbains de Diamniadio, du lac Rose et de la Petite Côte », a déclaré le chef du gouvernement. Cette usine doit « être considérée comme une réponse stratégique face aux défis de sécurisation de l’alimentation en eau potable des populations du Grand Dakar, le triangle Dakar-Thiès-Mbour. »
Le projet KMS 3, qui « inclut la pose de plus de 1154 km d’adductions et de conduites de distribution et la réalisation de 85.000 branchements domiciliaires subventionnés » constitue un « projet innovant, financé à hauteur de 274 milliards de F.CFA, est un jalon très important pour prendre en compte la satisfaction pertinente, durable et inclusive des besoins en eau de nos concitoyens. »

Le coût du projet est pris en charge par la Banque islamique de développement (BID) 133,5 millions d’euros, la Banque européenne d’investissement (BEI) 100 millions d’euros, l’Agence française de développement (AFD) 113 millions d’euros, la Banque africaine de développement (BAD) 65 millions d’euros et l’IDA/Banque mondiale 6 millions d’euros.

« L’accès à l’eau potable de trois millions de Sénégalais sera amélioré dès 2020, c’est-à-dire dans deux ans. L’enjeu est très important. Il l’est encore davantage, puisque cette échéance interviendra à un an de l’organisation du 9ème Forum mondial de l’eau à Dakar », a souligné le Premier ministre.

La pose de la première pierre est prévue le 21 décembre sur le site, dans la région de Louga.

Eutelsat connecte 200 bureaux de La Poste

Eutelsat Communications, basée à Paris et l’un des premiers opérateurs mondiaux de satellites, a conclu début novembre un accord pluriannuel avec La Poste sénégalaise, fournisseur public de services postaux, pour interconnecter 200 bureaux de poste répartis sur le territoire.

A travers cette location de capacité sur le satellite Eutelsat 7 West A, La Poste du Sénégal opèrera le plus grand réseau VSAT du pays et améliorera ainsi la performance de son réseau informatique interne, dont se servent ses milliers de collaborateurs. Ce nouveau réseau sera également utilisé pour proposer des services postaux et bancaires aux clients de La Poste, leur permettant notamment d’effectuer des transferts d’argent ou de percevoir leurs pensions de retraite au guichet.

La signature de cet accord avec Eutelsat parachève la mise en place d’un réseau numérique complet.

 « Des millions de personnes visitent nos bureaux de poste chaque année. Ils accèdent ainsi à des services de proximité et des services financiers ou informatiques. Notre partenariat avec Eutelsat renforce notre engagement à proposer des services de qualité, utiles à tous nos clients. » a déclaré Sire Dia, directeur général de La Poste.

Pour Michel Azibert, directeur commercial et du développement d’Eutelsat, « en recourant à nos ressources satellitaires, La Poste du Sénégal peut couvrir une vaste zone géographique, offrant une qualité de service équivalente en tout point du territoire, y compris dans les communes les plus excentrées, et pour un coût unique. »

A travers ses agences disséminées sur tout le territoire national, La Poste constitue un socle indispensable pour les politiques d’inclusion englobant toutes les couches de la société sénégalaise.

Teyliom et Swissport gestionnaires du Cargo Village de l’AIBD

Fondé au Sénégal par Yérim Sow, le groupe Teyliom , associé à Swissport, assurera la gestion du Cargo Village du nouvel Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). « Teyliom Logistics offrira à ses clients l’ensemble des services de handling aérien et de logistique, dans un environnement sous douane et sécurisé. Ces services seront assurés dès l’ouverture de l’AIBD le 7 décembre par le Cargo Village, situé à proximité immédiate des pistes de l’aéroport », a annoncé Teyliom mi-novembre.

« Le plan de développement du Cargo Village prévoit à terme la construction de trois entrepôts de 4000m2 chacun, dans un environnement sécurisé et adapté à tous types de marchandises (frets spéciaux, marchandises sous température dirigée, matières dangereuses, …) », précise le groupe.

Ce partenariat avec le leader mondial du handling aérien contribuera à « confirmer l’attractivité économique du Sénégal, en offrant aux clients locaux et internationaux des services cargo de grande qualité et en faisant de l’aéroport de Dakar un carrefour incontournable de l’économie ouest-africaine », souligne Teyliom.

AFRIQUE CENTRALE

CAMEROUN

Un nouveau pont à la frontière nigériane avec Louis Berger

Louis Berger, société mondiale de conseil en ingénierie (siège aux Etats-Unis), a obtenu le 23 novembre un contrat de 1,5 millions d’euros (1,7 millions $), attribué par les gouvernements camerounais et nigérian, pour fournir des services de gestion de projet et de supervision des travaux, relatifs à la construction (38 millions $) d’un pont à deux voies de circulation entre Ekok et Mfum, sur la rivière Cross, qui sert de frontière entre les deux pays.

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