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African Banker

Brèves bancaires d’Afrique

La BID octroie 500 millions $ dans six pays – La Banque islamique de développement (BID) a approuvé des financements d’un montant total de 497,8 millions $ en faveur de six pays francophones, dont… :

Par Gérard Choisnet

  • en Guinée, 208 millions $ pour la construction des deux routes d’intégration régionale Dabola- Kouroussa (151 km) et Guekedou- Kissoudougou-Kondembradou (116 km) ;
  • au Maroc, 94 millions $ en faveur du Projet de croissance rurale inclusive ;
  • au Sénégal, 92,3 millions $, dont 60,3 millions $ pour le Projet de développement de la microfinance islamique nationale (Promise) et 32 millions $ pour le Projet de contrôle et d’élimination du paludisme ;
  • au Togo, 91,5 millions $ pour la réhabilitation de la route Avepozo- Aneho et la protection contre l’érosion côtière ;
  • au Tchad, 8 millions $ pour le Projet d’énergie solaire pour le développement rural ;
  • et au Mali, 4 millions $ pour le Projet d’énergie solaire pour le développement rural.

À l’occasion d’un atelier organisé en marge de la COP22, la BID a lancé un nouveau Fonds africain pour des villes durables, en partenariat avec l’Energy Investment Company (EIC) des Pays-Bas et Marita Group du Maroc.

Ce fonds mobilisera 300 millions $ pour investir dans des projets réduisant les impacts négatifs environnementaux et sociaux dans les villes africaines. Ces projets amélioreront significativement la qualité de l’air urbain et faciliteront le recyclage des déchets à travers le continent.

Deux prêts du Fonds de l’OPEP

L’OFID, le Fonds de l’OPEP pour le développement international a approuvé deux prêts d’un montant total de 33 millions $ : • un prêt de 20 millions $ en Guinée pour le développement rural intégré, qui bénéficiera à 800 000 personnes (amélioration de routes, de systèmes d’irrigation et d’adduction d’eau, et d’infrastructures liées à la production agricole et au stockage) ; • un prêt de 13 millions $ au Cameroun pour l’électrification rurale, en faveur de 60 000 habitants des régions de l’Adamaoua, du Littoral, du Nord et du Sud.

La BOAD (Banque ouest-africaine de développement) a approuvé huit prêts d’un montant total de 139 milliards de F.CFA (211,9 millions d’euros) pour le financement partiel de huit projets au Niger, au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et au Sénégal.  

La BERD et l’UPM lancent le cadre des énergies renouvelables privées

La BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) et l’Union pour la Méditerranée (UpM) ont lancé un programme commun visant à stimuler le développement des marchés des énergies renouvelables privées en Égypte, au Maroc et en Tunisie. Le projet SPREF (cadre des énergies renouvelables privées pour la Méditerranée méridionale et orientale), un cadre de finance­ment de 227,5 millions d’euros, a été présenté à l’occasion de la Journée de l’énergie lors de la conférence internationale sur le climat de la COP22 à Marrakech.

Ce programme aidera la région à réduire sa forte dépendance à l’égard des importa­tions d’hydrocarbures. Il vise à mobiliser davantage d’investissements, pouvant aller jusqu’à 834 millions d’euros, de la part d’autres intervenants, notamment le Fonds pour les technologies propres (CTF) et le Fonds pour l’environnement mondial (GEF).

Selon Nandita Parshad, directrice de la BERD pour l’électricité et l’énergie, « la BERD a donné la priorité au financement pour le climat dans la région, où nous avons investi dans 44 projets verts d’une valeur de plus de 1 milliard d’euros depuis 2012. Les investissements verts représentent environ un tiers des investis­sements totaux de la BERD dans la région, et nous espérons qu’ils continueront à croître. » Le premier projet du programme SPREF est le parc éolien Khalladi de 120 MW, près de Tanger, au Maroc, l’un des premiers projets privés de production d’énergies renouvelables du pays.

Algérie

Appui de la BAD à la compétitivité industrielle et énergétique

La BAD a signé un prêt de 900 millions d’euros pour le Programme d’appui à la compétitivité industrielle et énergétique (PACIE). Ce programme vise à créer des conditions propices à une croissance inclusive en Algérie, malgré la baisse des recettes pétrolières, à travers la mise en oeuvre de réformes économiques. Il permettra d’assurer une consolidation budgétaire par l’amélioration de la mobilisation des recettes intérieures et la rationalisation des dépenses. Il permettra aussi d’améliorer le climat des affaires, l’initiative privée, l’ouverture économique, et l’efficacité du secteur de l’énergie ainsi que de promouvoir les énergies renouvelables pour une offre énergétique durable.

Le PACIE bénéficiera en particulier aux PME algériennes, aux investisseurs et aux autres actifs dont une grande partie est constituée de jeunes et de femmes, qui tireront profit du nouveau système incitatif mis en place dans le cadre du statut de l’auto entrepreneur et du travailleur indépendant.

La BAD a également approuvé le Document de stratégie-pays intérimaire (DSPI) pour la période 2016 -2018, qui présente le cadre stratégique et le contexte du réengagement financier de la Banque en Algérie. Les interventions de la BAD s’articuleront autour de deux piliers : appui à l’industrialisation, à l’amélioration de la compétitivité et au développement des chaînes de valeur ; et soutien à la transformation du secteur énergétique.

MAROC

Sanlam monte au capital de Saham finances

Le groupe sud-africain Sanlam a augmenté sa participation au capital du marocain Saham Finances, la faisant passer de 30 % à 46,6 %, pour un investissement de 329 millions $ (soit près de 3,3 milliards Dh).

Grâce à ce partenariat, Saham Finances et Sanlam couvrent ensemble 39 pays dans le secteur de l’assurance et ambitionnent de développer davantage leur présence sur le continent. Cette opération est assujettie à l’obtention de certains accords réglemen­taires ; elle devrait être finalisée au deuxième trimestre 2017. Premier groupe d’assurance panafricain (hors Afrique du Sud), SAHAM Finances a enregistré un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard $ en 2015.

En tant que pôle assurance de Groupe Saham, Saham Finances poursuit active­ment sa stratégie de croissance en Afrique et au Moyen-Orient, à travers 61 filiales dont 34 compagnies d’assurances et de réassu­rance. Saham Finances dispose d’un large réseau de distribution de plus de 700 agences et compte aujourd’hui plus de 3 000 collabo­rateurs. Sanlam Group est leader de services financiers, coté à Johannesburg et sur le Namibian Stock Exchange. Fondé en 1918 en tant que compagnie d’assurance-vie, le Groupe Sanlam basé en Afrique du Sud a évolué vers une entreprise de services finan­ciers diversifiés.

La BID et le FADES financent cinq gares TGV

Mohamed Boussaïd, ministre de l’Économie et des finances, et Mohamed Ould Taleb, directeur régional de la Banque islamique du développement (BID) à Rabat, ont signé des conventions de financement concernant la construction de trois gares TGV dans les villes de Tanger, Kénitra et Casablanca, d’un montant global de 980 millions Dh (92 millions d’euros).

Le projet de l’Office national des chemins de fer (ONCF) représente un coût total de 1,1 milliard Dh (103 millions d’euros). Le ministre a également signé avec Abdellatif Youssef Al Hamad, PDG du FADES (Fonds arabe de développement économique et social), des accords de prêts complémentaires et de garantie relatifs au projet TGV pour un montant de 1,6 milliard Dh (150 millions d’euros). Ce financement porte sur les gares TGV spécifiques de Rabat Agdal et de Rabat Ville.

L’OCP émet un emprunt de 5 milliards dh

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a visé une note d’infor­mation préliminaire relative à l’émission par l’Office chérifien des phosphates (OCP) d’un emprunt obligataire. Le conseil d’adminis­tration de l’OCP réuni début octobre, avait approuvé le principe de recourir à un emprunt obligataire national, en une ou plusieurs fois, en une ou plusieurs tranches d’un montant global maximum en principal de 5 milliards Dh (468 millions d’euros), sous la forme d’obliga­tions subordonnées perpétuelles, cotées et non cotées, avec des dates de rachat prédéterminées, et marquées par une augmentation de la prime de risque à chaque date de rachat.

Dans le cadre de son programme de dévelop­pement visant à asseoir sa position de leader, OCP a lancé un programme d’investissement d’enver­gure, financé par des fonds propres et de l’endet­tement. L’emprunt obligataire subordonné national vise « à optimiser l’accès au marché des capitaux et diversifier les sources de financement ». L’enveloppe globale dédiée au programme de développement industriel depuis son lancement en 2008 et à horizon 2025 est estimée à environ 200 milliards Dh (18,7 milliards d’euros).

Sur la période 2016-2025, cette enveloppe est de l’ordre de 151,6 milliards Dh, dont 81,4 milliards Dh pour l’Axe Nord (constitué du site minier de Khouribga et du site chimique de Jorf Lasfar), et 70,1 milliards Dh pour l’Axe Centre (constitué du site minier de Gantour, du site chimique de Safi, du site minier de Boucrâa et autres projets à venir dans cette zone).

TUNISIE

Cinq financements de la bei

À l’occasion de la conférence internatio­nale « Tunisia 2020 », Werner Hoyer, président de la BEI (Banque européenne d’inves­tissement), a signé plusieurs contrats de finance­ment pour un montant global de 389,1 millions d’euros, qui devraient mobiliser près de 1,3 milliard d’euros. Ces accords concernent :

  • le premier financement « InnovFin » hors Union européenne en Afrique, avec Tunisie Telecom. D’un montant de 100 millions d’euros, ce financement soutiendra le développement de la wifi mobile du réseau 4G pour un meilleur accès à l’internet sur l’ensemble du territoire.
  • le pont de Bizerte avec un financement de 123 millions d’euros. La BEI a également soutenu les études préparatoires via un don de plus de 2 millions d’euros (coût total : 247 millions d’euros).
  • un soutien aux entreprises tunisiennes, par un financement de 50 millions d’euros avec la Banque de Tunisie en partenariat avec le Réseau Entreprendre. Ce financement, le troisième de ce type après ceux signés avec la BTK et Amen Bank, s’appuie sur une étroite collaboration avec la société civile (le Réseau Entreprendre) et un acteur de référence du secteur bancaire. La Banque de Tunisie s’engage à consacrer 10 % de la ligne de crédit mise à disposition par la BEI aux TPE tunisiennes qui bénéficieront d’un taux d’intérêt préférentiel.
  • le projet Depolmed financé à hauteur de 69,6 millions d’euros par la BEI, pour préserver la qualité des eaux du littoral. Le projet est cofinancé en partenariat avec l’AFD et la Commission européenne (coût total : 140 millions d’euros).
  • un financement de 46,5 millions d’euros à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) pour renforcer le déploiement et l’effica­cité de distribution du réseau électrique existant.

« Nous avons décidé de renforcer considéra­blement notre activité en Tunisie dès mainte­nant et jusqu’en 2020 avec un investissement global de 2,5 milliards d’euros pour soutenir les secteurs privé et public : l’entrepreneuriat privé, les infrastructures durables, le logement social, l’énergie, l’éducation et la formation des jeunes mais également les investissements directs étran­gers et l’innovation », a déclaré Werner Hoyer.

Réduction des disparités sociales dans 16 gouvernorats

La BAD a approuvé un prêt de 180 millions d’euros, destiné à la réduction des disparités régionales en Tunisie.

Il constitue la première phase d’un appui budgétaire programmatique, et entre dans le cadre du Programme d’appui au développement régional inclusif (PADRI). Ce prêt permettra de stimuler le développement régional dans 16 gouvernorats prioritaires à travers la relance de l’investissement, l’inclusion sociale et la promotion de la gouvernance locale.

Selon Sunita Pitamber, directrice par intérim du département du Développement humain de la BAD, « le programme permettra d’accroître la part de l’investissement public de 64,4 % (2011-2015) à 70 % dans les 16 gouvernorats prioritaires au cours des cinq prochaines années. Il permettra également d’attirer l’investissement privé et d’améliorer les capacités d’exécution et l’inclusion sociale dans ces régions. Il contribuera à ramener la proportion de population vivant au-dessous du seuil de pauvreté de 1/6e en 2015 à 1/10e en 2021. »

Le PADRI est le quatrième programme de réforme en soutien au développement régional financé par la BAD entre 2011 et 2016.

La BOAD soutient huit projets

La BOAD (Banque ouest-africaine de développement) a approuvé huit prêts d’un montant total de 139 milliards de F.CFA (211,9 millions d’euros) pour le financement partiel des projets suivants :

Bénin : Projet de développement d’infras­tructures socio-économiques et de sécurité alimentaire (PDISSA) dans le Bassin du Niger, pour construire quatre barrages à buts multiples à Séréwandirou, Wéna, Sinaou et Bassini, et aménager 169 ha en aval de ces barrages en vue de la production de riz et de cultures maraî­chères (prêt de 10 milliards de F.CFA).

Burkina Faso : Ligne de crédit à court terme en faveur de Coris Bank International pour le refinancement des concours octroyés au titre de la campagne cotonnière (prêt : 10 milliards de F.CFA).

Côte d’Ivoire : Aménagement du boulevard de Marseille à Abidjan (prêt de 27 milliards de F.CFA). Réhabilitation et exploitation de l’immeuble Postel 2001 à Abidjan (prêt de 25 milliards de F.CFA). Construction et exploitation en « BOOT » d’une centrale hydroélectrique de 44 MW à Singrobo-Ahouaty par la société Ivoire Hydro Energy (prêt : 15 milliards de F.CFA).

Niger : Réhabilitation de la route Bella II-Gaya-frontière du Bénin (phase de consolida­tion) sur 73 km, et aménagement des tronçons Bella II-Sabon Gari et Gaya-Kamba-frontière du Nigeria sur respectivement 10 et 16,5 km (prêt de 15 milliards de F.CFA). Électrification rurale par microcentrales hybrides de 47 localités (prêt de 12 milliards de F.CFA).

Sénégal : Renforcement et réaménagement de réseaux de distribution d’électricité de la Senelec (prêt de 25 milliards de F.CFA).

La Banque mondiale aide à moderniser les transports

La Banque mondiale a accordé deux prêts, d’un montant total de 100 millions $, afin d’appuyer les réformes destinées à faciliter les échanges et à moderniser les transports au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire. Chaque pays recevra un prêt de 50 millions $.

Le Crédit régional pour la facilitation du commerce et la compétitivité constitue la deuxième opération financière à l’appui des politiques de développement dans ce secteur. Il entend réduire les coûts de transaction sur l’axe Abidjan-Ouagadougou en soutenant des programmes de réforme clés dans les secteurs des transports et des douanes.

BÉNIN

Soutien de 184 millions d’euros de l’UE

Neven Mimica, commis­saire européen pour la Coopération internationale et le développement, a signé un nouvel appui financier de 184 millions d’euros (121 milliards de F.CFA), consistant en un appui direct au budget de l’État et une aide au processus de décentralisation.

  • La première convention, un contrat de bonne gouvernance et de développement (CBGD), porte sur un montant de 114 millions d’euros, dont 103 millions au titre d’appui budgétaire direct, sur une période de cinq ans à partir de 2016. Il vise à promouvoir une bonne gouvernance économique et financière.

Des appuis techniques pour un total de 11 millions d’euros sont prévus afin d’aider le Bénin à atteindre les objectifs définis dans le cadre de ce CBGD.

  • Le Programme d’appui au développe­ment territorial (PADT) prévoit de soutenir la mise en oeuvre de la Politique nationale de décentralisation et de déconcentration pour un montant total de 70 millions d’euros. Il est prévu 60 millions d’euros d’appui budgé­taire sectoriel, en vue essentiellement d’ali­menter le Fonds d’appui au développement communal.

Dix millions d’euros d’appui complémen­taire sont également prévus pour renforcer les capacités à tous les niveaux administratifs, pour appuyer l’Association nationale des communes du Bénin et pour financer des projets innovants de développement territorial proposés par les communes béninoises.

Le Bénin reçoit 372 millions d’euros (244 milliards de F.CFA) du 11e Fonds européen de développement (FED) pour la période 2014-2020.

BURKINA FASO

Trois financements signés avec l’UE

Neven Mimica, a indiqué, en décembre à Paris, à l’occasion de la conférence interna­tionale sur le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES) à l’horizon 2020 que « l’Union européenne soutiendra à hauteur de 800 millions d’euros », trois conventions de financement, dont deux appuis budgétaires, pour un montant total de 205 millions d’euros (134 milliards de F.CFA).

La première convention de 136 millions d’euros est un contrat de bonne gouvernance et développement qui doit augmenter les capacités budgétaires du gouvernement entre 2017 et 2020. La deuxième convention de 54 millions d’euros vise à faciliter l’accès de la population à l’eau potable et l’amélioration du service d’assai­nissement des eaux usées. La troisième conven­tion de 15 millions d’euros doit aider à une gestion saine des finances publiques.

Il s’agit de soutenir la convergence vers les normes régio­nales et le renforcement du système statistique national et des prévisions macroéconomiques. Le Burkina Faso reçoit 623 millions d’euros (409 milliards de F.CFA) du 11e FED (Fonds européen de développement) pour la période 2014-2020. Le pays reçoit également de l’aide du Fond fiduciaire d’émergence pour l’Afrique. Trois projets pour un montant de 55 millions d’euros (36 milliards de F.CFA) ont déjà été approuvés et d’autres sont en préparation.

CÔTE D’IVOIRE

La BAD finance le transport urbain

La BAD a approuvé un prêt de 769,78 millions d’euros à la Côte d’Ivoire, visant à améliorer de manière significative le transport urbain dans la ville d’Abidjan.

Le projet porte sur l’aménagement de 87,9 km de voies urbaines rapides, d’un quatrième pont, de six échangeurs, la réhabi­litation des feux tricolores de 89 carrefours, l’évaluation de la qualité de l’air, la gestion des déchets urbains ainsi que le renforcement des capacités existantes en matière de régulation de la circulation, de planification urbaine, d’amé­lioration des recettes locales, de sécurité routière et de protection des écosystèmes naturels.

« Le projet sera réalisé de mars 2017 à décembre 2021 et permettra d’améliorer la qualité de vie des populations», a souligné le directeur des Transports et des TIC à la BAD, Amadou Oumarou. Dans une perspective régionale, le nouveau pont constituera une voie de transit privilégiée entre le port d’Abidjan et les corri­dors routiers internationaux, notamment vers le Burkina Faso, au nord, et vers le Liberia, à l’ouest.

Un troisième C2D en négociation avec la France

Le directeur de cabinet du Premier ministre, Théophile Ahoua N’Doli, et l’ambassa­deur de France, Georges Serre, ont présenté les engagements réalisés sur l’ensemble des deux Contrats de désendettement et de développe­ment (C2D) franco-ivoirien d’un montant total de 1 151,25 milliards de F.CFA (1,755 milliard d’euros), et estimés à 934,41 milliards de F.CFA (1,425 milliard d’euros), soit un taux d’enga­gement de 81,16 %.

Engagé en 2012, le premier C2D d’un montant de 413,23 milliards de F.CFA, qui couvrait la période 2012-2015, a été réalisé à 100 %, selon Théophile Ahoua N’Doli, qui préside le comité technique bilatéral. Le deuxième C2D signé pour la période 2015-2020, d’un montant de 738 milliards de F.CFA, enregistre un taux d’engagement de 521,16 milliards de F.CFA soit 70,62 %.

Les secteurs retenus pour le C2D portent sur six axes priori­taires : l’éducation, la formation et l’emploi ; la santé et la protection sociale ; l’agriculture, le développement rural et la biodiversité ; le développement urbain et la déconcentration ; l’eau et l’assainissement ; et les infrastructures de transports.

La Côte d’Ivoire bénéficiera de nouveau des prêts souverains de la France, a annoncé Georges Serre. « Jusqu’à présent, nous ne pouvions pas en accorder parce que la Côte d’Ivoire avait un profil de dette que le FMI ne jugeait pas encore suffisamment solide pour pouvoir emprunter de cette manière ». Aujourd’hui, le pays présente un autre profil, et un prêt souverain, actuellement à l’instruction dans le secteur de l’énergie, doit passer en conseil d’administration de l’AFD (Agence française de développement).

Le C2D porte sur la reconversion d’une dette de 1900 milliards de F.CFA due à la France. Selon le président du comité technique bilatéral, des discussions au sommet sont en cours pour la mise en place du troisième C2D, qui portera sur un montant de 400 milliards de F.CFA.

GUINÉE

Faciliter l’absorption des fonds du deuxième C2D

La troisième réunion du comité de pilotage du Contrat de désendettement et de dévelop­pement (C2D) s’est tenue mi-décembre sous la présidence de la ministre de l’Économie et des finances, Malado Kaba, avec des représentants de l’AFD et de l’ambassade de France.

Le second C2D, signé mi-juillet 2016 à Conakry, qui complète le premier signé fin juin 2013, couvre la période 2016-2021 pour un montant de 92 millions d’euros. Il se concentre sur les secteurs suivants :

– Agriculture : 25 millions d’euros

– Enseignement technique et professionnel : 20 millions d’euros

– Enseignement pré-universitaire : 12,5 millions d’euros

– Développement local : 10 millions d’euros

– Fonds d’études et d’assistance technique : 3,5 millions d’euros

– Appui budgétaire (Institut Pasteur, Élevage, Santé et autres actions prioritaires inscrites dans le budget) : 20 millions d’euros.

NIGER

Soutien de 610 millions d’euros de l’UE

Neven Mimica, commissaire européen chargé de la coopération internationale et du développe­ment, a annoncé, lors d’une réunion à Bruxelles, un appui financier au Niger d’un montant de 609,9 millions d’euros en 2016, en présence de Mahamadou Issoufou, président de la République. Cet appui vise d’abord à soutenir, avec un budget de 470 millions d’euros, les efforts de réformes et le renforcement des capacités de l’État.

Il s’agit de soutenir des secteurs aussi divers et essentiels que l’éducation, la nutrition, la sécurité alimentaire et la résilience, l’agriculture durable, les infrastructures, l’amélioration des capacités de l’État, la gouver­nance démocratique et la promotion de l’État de droit. D’autre part, le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique a approuvé en 2016 neuf projets destinés à soutenir le Niger pour un montant global de 139,9 millions d’euros (contribution de l’UE).

À ce jour, le Niger est l’un des premiers bénéficiaires du fonds fiduciaire. Il s’agit de lutter contre les trafics et la traite des êtres humains, améliorer la gestion des frontières et lutter contre les causes profondes de la migration, en offrant notamment des alternatives économiques aux systèmes dépendant actuellement de la migration irrégulière.

Toujours dans le cadre du Fonds fiduciaire, le Commissaire et la ministre nigérienne du Plan, Aïchatou Boulama Kané, ont également signé un engagement financier relatif à l’« Appui à la justice, sécurité et à la gestion des frontières au Niger » (Ajusen) pour un montant de 30 millions d’euros. Neven Mimica a aussi indiqué que la Commission européenne avait approuvé le décaissement de 107,5 millions d’euros d’appui budgétaire en faveur du Niger pour 2016. L’allo­cation financière pour le Niger sous le 11e FED (2014-2020) s’élève à 596 millions d’euros.

SÉNÉGAL

Programme triennal d’investissement de 4 800 milliards de F.Cfa

L’Assemblée nationale a adopté le Programme triennal d’investissement public (PTIP) 2017-2019, dont le coût représente 4 792 milliards de F.CFA (7,3 milliards d’euros).

Les infrastructures et services de transport absorbent la plus grande part des investissements prévus dans le PTIP. L’agriculture et l’agroalimentaire, l’énergie, l’habitat social, les industries, le tourisme et les télécommunications constituent également des priorités.

360 milliards de F.CFA de la banque mondiale en 2017

La revue annuelle conjointe de la coopé­ration entre le Sénégal et la Banque mondiale, tenue en décembre à Dakar, a été coprésidée par Amadou Bâ, ministre de l’Économie, des finances et du plan, et Louise J. Cord, direc­trice des opérations de la Banque au Sénégal.

Le montant actuel des engagements financiers de la Banque mondiale est estimé à 595 milliards de F.CFA (907 millions d’euros), dont 466 milliards pour 15 projets nationaux et 130 milliards pour six projets régionaux. Les taux de décaissement tournent autour de 45 % pour les premiers et de 22 % pour les seconds.

Selon Louise Cord, « environ 360 milliards de F.CFA supplémentaires sont prévus pour financer de nouveaux projets et seront approuvés avant la fin juin 2017 », ce qui fait du Sénégal « le plus gros bénéficiaire des ressources financières de l’IDA ».

MAURITANIE

Aide de 43 millions d’euros de l’Allemagne

Les négociations entre la Mauritanie et l’Allemagne se sont tenues en décembre au ministère des Affaires économiques et des finances à Nouakchott, définissant la future coopération économique et au développement. Au total, 43 millions d’euros ont été engagés pour la période 2016-2017. Au total, 43 millions d’euros ont été engagés pour la période 2016-2017.

La priorité de la coopération est donnée à l’appui de réformes pour une administration efficace dans le respect des principes de la bonne gouvernance. La formation des maires dans les communes en est un exemple.

Étant donné l’extrême dépendance de la Mauritanie au secteur extractif des matières premières, les deux parties se sont mises d’accord pour augmenter l’assistance dans ce secteur et encourager la gestion consciencieuse des revenus provenant de ces ressources.

De plus, les zones côtières de la Mauritanie sont uniques et jouent un rôle prépondérant pour la diversité des espèces. L’Allemagne assiste donc la Mauritanie dans la mise en place d’une gestion durable et du financement du parc national « Banc d’Arguin », inscrit au Patrimoine mondial de la nature de l’Unesco.

Le ministère fédéral de la Coopération économique et du développement apportera également un appui additionnel à la Mauritanie dans le cadre d’une initiative spéciale « stabilité et développement en Afrique du Nord – Proche Orient » pour améliorer la situation des droits de l’homme, notamment dans les zones rurales.

CAMEROUN

Amélioration du réseau électrique avec la banque mondiale

La Banque mondiale a accordé un prêt de 325 millions $ (205 milliards de F.CFA) au Cameroun afin d’améliorer l’approvisionne­ment en électricité et encourager les investis­sements du secteur privé.

Ce projet permettra de moderniser le réseau de transport électrique et de mener des réformes dans ce secteur qui n’est pas assez fiable et peine à répondre à la demande. Il accompagnera également le début d’activité de la Société nationale de transport d’électricité (Sonatrel) afin qu’elle devienne pleinement opérationnelle, et s’attachera à renforcer les capacités de cette structure au cours de ses premières années d’activité. La Banque aidera également le pays à remédier à plusieurs problèmes associés au secteur électrique, en particulier en matière d’accès.

Nouveau plan cadre des nations unies de 680 millions $

Le Plan cadre des Nations unies pour l’assistance au développement (UNDAF) 2018-2020 signé par le ministre de l’Éco­nomie, de la planification et de l’aménage­ment du territoire, Louis Paul Motaze, et la coordinatrice résidente du Système des Nations unies au Cameroun, Najat Rochdi, porte sur une enveloppe de 680 millions $.

Selon le ministre, il intervient « dans un contexte international particulièrement diffi­cile en raison des incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale, de l’aggravation de la pauvreté dans la partie septentrionale du pays, de la dégradation de certains indicateurs de santé maternelle et infantile, de l’afflux des réfugiés et des déplacées internes du fait de la crise centrafri­caine et des attaques inopinées de la secte Boko Haram ».

Le nouveau cadre de partenariat avec l’ONU prend en compte les crises sécuritaire et alimentaire dans les régions du Nord et de l’Est et comporte quatre axes d’intervention principaux : le développement des opportu­nités d’emploi et l’inclusion sociale ; la santé et la nutrition ; l’éducation et la formation professionnelle ; et la résilience, le relèvement précoce et la sécurité alimentaire.

Selon Najat Rochdi, les populations affec­tées par les crises évoquées « ont subi plusieurs chocs qui ne sont pas de leur fait, des chocs environnementaux à cause des inondations, des chocs sociaux, des chocs économiques et bien évidemment sécuritaires, et il est fondamental qu’on leur permette de retrouver une vie normale. Notre objectif n’est pas de continuer l’assistance indéfiniment, mais bien au contraire d’outiller et d’équiper les populations pour qu’elles puissent elles-mêmes en être un acteur au niveau du développement ». L’UNDAF 2013-2017 portait sur un montant d’environ 295 millions $, hors financement de la Banque mondiale.

Un plan national pour l’emploi des jeunes

Une table ronde de mobilisation des ressources en vue du financement du Plan d’action national pour l’emploi des jeunes (PANEJ) 2016-2020 a été présidée en décembre par le ministre de l’Emploi et de la formation professionnelle, Zacharie Perevet.D’après le troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), les jeunes repré­sentent 35,2 % de la population totale camerounaise.

Le PANEJ ambitionne de créer 380 000 emplois à travers cinq grands axes : la mise en adéquation formation-emploi ; l’amélioration du système d’information ; la promotion du travail décent ; la promotion et développement de l’entrepreneuriat ; et la promotion de la gouvernance du marché de l’emploi. Le coût total prévisionnel du PANEJ est estimé à 135 milliards de F.CFA ; le complément à mobiliser est de 53 milliards. Près de 82 milliards sont déjà mobilisables auprès des différents dépar­tements ministériels et des acteurs potentiels.

 CENTRAFRIQUE

Plus de 2 milliards d’euros promis à Bruxelles

Des engagements financiers ont été pris en novembre lors de la conférence internationale de Bruxelles pour la République centrafricaine, organisée par l’Union européenne et le gouvernement centrafricain ; la réunion a rassemblé des délégations de plus de 80 pays, organisations et agences internationales.

La Commission européenne s’est, à elle seule, engagée à verser 409 millions d’euros pour la période 2016-2020, tandis que les États membres se sont engagés à verser la somme complémentaire de 298 millions d’euros. Combiné aux contributions des autres partenaires, un montant total de 2,06 milliards d’euros a été promis dans le but de soutenir les efforts que fournit la Centrafrique pour parvenir à la paix, à la sécurité et à la réconciliation, ainsi que pour encourager le développement et la reprise économique, tout en continuant à fournir une aide humanitaire.

La Banque mondiale s’est notamment engagée à débloquer 500 millions $ au cours des trois prochaines années, un financement dix fois plus élevé que les montants traditionnellement alloués par la Banque à la Centrafrique.

Le plan national de la République centrafricaine a été présenté et examiné lors de la conférence de Bruxelles. Ses objectifs vont de l’amélioration des infrastructures du pays à la fourniture de services essentiels dans les domaines de la santé, de l’assainissement et de l’éducation.

Les coûts de la reconstruction ont été chiffrés à environ 1,5 milliard $ sur les trois prochaines années et à 3 milliards $ sur les cinq prochaines.

CONGO

Appui de la banque mondiale à l’éducation et au développement urbain

Le Congo et la Banque mondiale ont signé deux accords de prêt d’un montant total de 110 millions $ pour la mise en oeuvre du Projet de développement urbain et de restructuration des quartiers précaires (DURQuaP) de Brazza­ville et Pointe-Noire, et du Projet d’appui à l’amélioration du système éducatif (Praased).

Le financement du DURQuaP d’un montant de 80 millions $, auquel s’ajoute une contrepartie du gouvernement congolais de 40 millions $, permettra d’améliorer l’accès des populations aux services urbains de base. Au total, 65 000 résidents des quartiers précaires de Brazzaville et Pointe-Noire bénéficieront du DURQuaP.

Pour sa part, le Praased, d’un montant de 70 millions $ réparti entre l’État pour 40 millions $ et la Banque mondiale pour 30 millions $, vise à améliorer le niveau de connaissances acquises au primaire et au collège, et à renforcer l’efficacité de certains systèmes de gestion.

GABON

Réhabilitation du chemin de fer transgabonais

Régis Immongault, ministre de l’Économie, de la prospective et de la programmation du développement durable, et Yves Picard, direc­teur de l’AFD au Gabon, ont signé une conven­tion de financement relative à la réhabilitation des 710 km du chemin de fer Transgabonais, pour un montant de 61 milliards de F.CFA (93 millions d’euros). Il permettra de redresser la situation opérationnelle et financière de la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag), filiale de Comilog.

Ce plan de réforme prévoit une réorga­nisation profonde de l’entreprise ainsi que l’exécution d’un programme d’investissements physiques. Ce dernier représente un coût de 117 milliards de F.CFA (178,4 millions d’euros).

La BAD soutient l’employabilité des jeunes et la protection sociale

La BAD a approuvé en décembre un financement de 84,63 millions d’euros (55,5 milliards de F.CFA), pour le projet de renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale, à travers l’augmentation et la diversification de l’offre de formation professionnelle et d’enseignement technique et de la santé. Le projet bénéficiera aux jeunes de 14 à 35 ans qui représentent 40 % de la population.

TCHAD

Financement additionnel de la bm à l’appui budgétaire

La Banque mondiale a approuvé un finan­cement additionnel de 80 millions $ à l’appui budgétaire de 50 millions $ octroyé au Tchad en décembre 2015 dans le cadre de son Programme de consolidation budgétaire. Ce financement permettra de maintenir la stabilité budgétaire et macroéconomique, de protéger les programmes sociaux essentiels du gouvernement, et de soutenir les réformes à moyen terme.

Ce don, qui porte à 130 millions $ le montant total de l’appui budgétaire de la Banque mondiale en l’espace d’une année, s’ajoute aux autres engagements de la Banque visant à compléter le portefeuille de l’IDA dans le pays. Suite à l’atteinte du point d’achèvement de l’ini­tiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) fin avril 2015, le Groupe de la Banque mondiale avait approuvé en décembre 2015 un nouveau cadre de partenariat-pays en vue de soutenir le Plan quinquennal de développement du Tchad pour la période 2016-2020.

Aussi ce soutien marque-t-il une étape importante de l’engagement de la Banque mondiale dans ce pays, au moment où celui-ci traverse une crise profonde qui menace d’éroder tous les progrès réalisés ces dernières années.

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Written by African Banker

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