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African Banker

Brèves bancaires d’Afrique

Deux financements de la Banque mondiale

La ministre de l’Économie et des finances, Malado Kaba, et le représentant résident de la Banque mondiale en Guinée, Rachidi Radji, ont signé le 26 juillet deux accords de dons d’un montant total de plus de 50 millions $ en faveur du Projet d’appui à la gouvernance, d’assistance technique et de renforcement de capacité, et du Projet urbain eau.

Le premier accord, qui concerne un financement additionnel de 22 millions $, permettra de consolider les acquis de l’appui budgétaire précédent, et de donner une nouvelle dimension, à la tenue des statistiques nationales.

Le second accord devrait améliorer les services d’approvisionnement en eau potable de la ville de Conakry, et son financement s’élève à 30 millions $.

La production d’eau sur Conakry sera augmentée de près de 86 000 m3 par jour, pouvant toucher directement plus de 700 000 personnes.

MALI

Réhabilitation des routes rurales

La Banque mondiale a approuvé le 17 juillet un crédit IDA de 64 millions d’euros soit 42 milliards de F.CFA (environ 70 millions $) pour financer le Projet d’amélioration de l’accessibilité rurale (PAAR). L’objectif est de remettre en état près de 1 700 km de routes rurales dans les régions de Koulikoro (zone aride) et Sikasso (dans le sud).

Quelque 650 000 personnes, surtout les communautés d’agriculteurs, vivant non loin des routes réhabilitées, en bénéficieront directement. Les femmes en tireront particulièrement profit car elles se consacrent à une part importante des activités agricoles et sont pour l’heure coupées des marchés et des services de base, en raison de la médiocrité du réseau routier.

Le projet facilitera la distribution d’intrants agricoles aux agriculteurs ainsi que la commercialisation des excédents. Il créera également des emplois pour la construction et l’entretien courant des routes, et financera en outre des activités de sécurité routière adaptées au milieu rural.

MAURITANIE

Appui du Fonds de l’OPEP au projet éolien de Boulanouar

Le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) a approuvé en juillet un prêt de 18 millions $ pour la réalisation de la centrale éolienne de Boulanouar, qui sera dotée de 39 turbines pour une puissance totale de 100 MW.

Le parc éolien de Boulanouar, dans le nord du pays, accompagné de lignes haute tension et de postes de haute tension, représente un investissement évalué à 40 millions d’euros.

La mise en service est prévue à l’horizon 2018/2019.

NIGER

Le marocain BCP reprend la BIA-Niger

Dans le cadre de sa stratégie de développement à l’international et du renforcement de son maillage africain, le Groupe BCP marocain a finalisé la prise de contrôle de la Banque internationale pour l’Afrique au Niger (BIA-Niger), deuxième institution bancaire du pays.

Déjà présent à travers la Banque Atlantique Niger, cette nouvelle acquisition permet au Groupe BCP de se hisser au rang de premier groupe bancaire du pays.

La signature de la convention entérinant le rachat a eu lieu le 11 juillet à Niamey, en présence de Hassoumi Massaoudou, ministre des Finances ; Ahmat Jidoud, ministre délégué au Budget ; et Maman Laouali Abdou Rafa, directeur général des Opérations financières et des réformes au ministère des Finances.

Le Groupe BCP était représenté notamment par Mohamed Benchaaboun, président ; Kamal Mokdad, directeur général chargé de l’International ; Mohamed Karim Mounir, directeur général de la BCP ; et Habib Koné, directeur général d’ABI.

Au terme de ces opérations, le Groupe BCP détient, à travers sa filiale Atlantic Business International (ABI), 69,51% du capital et des droits de vote de BIA-Niger. Cette prise de contrôle effectif de BIA-Niger intervient cinq ans après celle du groupe Banque Atlantique présent dans tout l’espace Uemoa.

SÉNÉGAL

Plus de 300 milliards de F.CFA de la Banque mondiale pour quatre projets

Le ministre de l’Économie, des finances et du plan, Amadou Ba, et la directrice des Opérations de la Banque mondiale, Louise Cord, ont signé le 5 juillet quatre accords de financement, d’un montant global de 306 milliards de F.CFA.

La première convention concerne le projet de renforcement du réseau électrique de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et se chiffre à 60,2 milliards de F.CFA. Il a pour objectif principal, selon le ministre, de « renforcer le commerce d’électricité entre le Mali, la Mauritanie et le Sénégal ». Ce projet permettra de construire une nouvelle ligne de transmission de 225 kV à double circuit avec une capacité de transit estimée de 400 MW, reliant Kayes au Mali et Tambacounda au Sénégal sur une distance de 288 km.

Le deuxième accord est relatif à l’appui aux négociations des projets gaziers et au renforcement des capacités institutionnelles pour un montant de 16 milliards de F.CFA. Ce financement vise à garantir et à préserver les intérêts du Sénégal, dans un contexte marqué par des découvertes de pétrole et de gaz. À travers ce projet, la Banque mondiale va « renforcer les capacités du gouvernement sénégalais à négocier des accords équitables et à orienter ces négociations vers des décisions d’investissements efficaces », selon Amadou Ba.

Le projet pilote de système de bus rapide (BRT) améliorera la mobilité urbaine dans l’agglomération de Dakar, en permettant de transporter près de 300 000 passagers par jour. Pour ce projet, la Banque mondiale met à la disposition du Sénégal une enveloppe de 184,258 milliards de F.CFA.

Il s’agira de développer un corridor BRT entre Guédiawaye et Dakar sur 18,5 km avec trois terminaux de passagers principaux et 20 stations supplémentaires.

Pour le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Mansour Elimane Kane, ce projet va favoriser l’utilisation du transport collectif et la lutte contre la pollution. En même temps, il permettra de générer 5 000 emplois pour les jeunes et les femmes.

Le quatrième accord concerne le Projet de développement du tourisme et des entreprises (PDTE) pour un montant de 45,786 milliards de F.CFA. Il vise à créer les conditions nécessaires à l’augmentation des investissements privés dans le tourisme à Saly et au développement renforcé des entreprises au Sénégal.

Démarrage des travaux du pont de Rosso début 2018

Amadou Ba, ministre de l’Économie, des finances et du plan, et Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), ont signé un contrat de financement de 22 millions d’euros en faveur du nouvel ouvrage « pont de Rosso » sur le fleuve Sénégal.

La BEI a apporté à ce projet son financement, mais également son expertise technique, environnementale et financière, aux cotés de la BAD et de l’Union européenne (UE).

Selon les responsables de l’Ageroute, le pont de Rosso, long de 1,416 km, sera doté de 8 km de voies d’accès et aura une durée de vie de 100 ans.

Le coût total du projet, également financé par le Sénégal et la Mauritanie, est évalué à 87,62 millions d’euros.

Une fois doté de ce nouvel ouvrage (2×1 voie), l’ensemble de la région devrait connaître une croissance des activités commerciales, la construction du pont devant être complétée par l’aménagement de plus de 60 km de pistes rurales, favorisant ainsi la desserte des zones agricoles. La région est une des principales productrices de riz.

Situé sur un axe régional de première importance, le pont de Rosso comblera l’un des chaînons manquants du corridor transafricain avec à la clef une activité économique renforcée le long des corridors Tanger-Lagos et Alger-Dakar.

Le gouverneur de la région de Saint-Louis, Alioune Aidara Niang, a annoncé le 6 juillet le démarrage des travaux de construction du pont de Rosso, à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, en janvier 2018.

AFRIQUE CENTRALE

RÉGIONAL

Ligne de crédit de la BADEA à la BDEAC

La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) ont signé le 26 juillet à Khartoum, un accord de ligne de crédit de 15 millions $, dans le cadre du programme de financement du secteur privé.

L’accord a été signé par Sidi Ould Tah, directeur général de la BADEA, et Fortunato-Ofa Mbo Nchama, président de la BDEAC.

Cette ligne de crédit contribuera au financement des opérations du secteur privé dans zone de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

CAMEROUN

Deux accords de crédit avec la Banque mondiale

Le président Paul Biya a signé le 10 août deux décrets ordonnant la publication au Journal officiel du texte de deux accords de crédit d’un montant total de 425 millions $ (environ 261 milliards de F.CFA), dont :

  • l’accord de 100 millions $, soit environ 59 milliards de F.CFA, conclu le 7 juin 2017 avec l’IDA (Banque mondiale), pour le financement du Projet de développement de l’élevage (Prodel) ;
  • et l’accord de 325 millions $, soit environ 202,3 milliards de F.CFA, conclu le même jour avec la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) (Banque mondiale), pour le financement du Projet de remise à niveau du réseau de transport d’électricité et de réforme du secteur.

L’Allemagne accorde 89 milliards de F.CFA

Le ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, et l’ambassadeur d’Allemagne Hans-Dieter Stell, ont signé le 31 août à Yaoundé un accord de coopération technique et financière de 100,5 millions d’euros, soit près de 66 milliards de F.CFA, couvrant la période triennale 2017/2019.

Selon le diplomate allemand, la nouvelle enveloppe est plus importante que celle accordée à la programmation 2014/2016 (56,7 milliards de F.CFA).

Cette aide publique au développement sera affectée à des projets relevant de la gestion durable des ressources naturelles, la gouvernance et la décentralisation, le développement rural, la santé et les travaux publics.

Outre ces accords de coopération, les deux responsables ont également signé quatre accords de don d’un montant total de 35 millions d’euros, soit environ 22,96 milliards de F.CFA.

Cette seconde enveloppe sera affectée à la santé (5,25 milliards de F.CFA), pour la lutte contre la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans dans le septentrion et à l’Est ; à l’appui aux mesures pour les réfugiés nigérians et centrafricains, et les déplacés internes (11,15 milliards de F.CFA) ; et au Fonds commun du programme sectoriel forêts-environnement (6,56 milliards de F.CFA), pour réduire la pression sur les forêts du Cameroun.

Financements de l’AFD pour deux programmes

Le ministre de l’Économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Louis Paul Motaze, a procédé le 14 juillet à Yaoundé à la signature de deux contrats d’affectation dans le cadre du troisième Contrat désendettement et développement (C2D) avec l’Agence française de développement (AFD), représentée par son directeur local, Christian Yoka. Ces accords représentent un montant global de 135 millions d’euros soit 88,56 milliards de F.CFA.

La troisième phase du programme de consolidation et de pérennisation du dispositif de formation et d’insertion agropastoral et halieutique (PCP-Afop) est financée à hauteur de 40 millions d’euros.

Le Conseil agropastoral (PCP-Acefa) bénéficie de 95 millions d’euros.

Les deux premières phases du programme Afop ont notamment contribué à la rénovation de 75 centres de formation et de 26 écoles dans les secteurs de l’Agriculture, de l’Élevage et des Pêches. Près de 2 930 jeunes ont été formés et 2 110 d’entre eux insérés à travers le financement de leurs microprojets.

Cette phase de consolidation du programme consistera à former les jeunes, finaliser la rénovation par le perfectionnement du dispositif de formation-insertion. Le coût est de 38 milliards de F.CFA. La contribution de l’État s’élève à 11 milliards de F.CFA.

Pour le programme Acefa, il s’agit d’améliorer la gestion technique et économique des exploitations agricoles et les capacités organisationnelles des producteurs.

Le coût de cette troisième phase est de 93 milliards de F.CFA dont 31 milliards de F.CFA alloués par l’État camerounais.

CENTRAFRIQUE

Le FMI augmente son appui

Le Fonds monétaire international (FMI) a achevé le 17 juillet la deuxième revue de l’accord conclu avec la République centrafricaine au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de la revue ouvre la voie à un décaissement de 11,70 millions de DTS (environ 16,3 millions $), qui porte le montant total décaissé au titre de l’accord à 36,75 millions de DTS (environ 51,2 millions $).

Le conseil d’administration a également approuvé une demande d’augmentation du niveau d’accès au titre de l’accord FEC d’un montant de 11,14 millions de DTS (environ 15,5 millions $), à décaisser une fois achevée la troisième revue. L’augmentation vise à répondre à des besoins additionnels de balance des paiements liés à l’accélération de l’apurement des arriérés envers les petites et moyennes entreprises fournisseurs de l’État, laquelle devrait contribuer à la cohésion sociale et à la croissance économique.

L’accord au titre de la FEC a été approuvé le 20 juillet 2016 pour un montant de 83,55 millions de DTS (environ 116,5 millions $ et 75 % de la quote-part de la République centrafricaine au FMI). L’augmentation du niveau d’accès porte le financement total approuvé à 94,69 millions de DTS (environ 132 millions $ et 85 % de la quote-part).

GABON

L’État autorisé à contracter deux emprunts

Le gouvernement a adopté le 25 août deux projets d’ordonnances autorisant l’État gabonais à contracter des emprunts pour un montant total de 130,33 millions d’euros (85,49 milliards de F.CFA), dont :

  • un montant de 45,7 millions d’euros (29,98 milliards de F.CFA) auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) du Groupe de la Banque mondiale, en vue de la réalisation du Projet de développement des statistiques au Gabon ;
  • et un montant de 84,63 millions d’euros (55,51 milliards de F.CFA) auprès de la Banque africaine de développement (BAD), pour financer le Projet de renforcement des capacités pour l’employabilité des jeunes et l’amélioration de la protection sociale.

TCHAD

La Banque mondiale engage 1,1 milliard $ pour le PND

Le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé à débloquer 1,1 milliard $, soit près de 600 milliards de F.CFA, au cours des trois prochaines années, pour aider le Tchad à mettre en œuvre son Plan national de développement (PND) 2017-2021. Cette enveloppe comprend un appui de 1 milliard $ de l’IDA, le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, et 100 millions $ de la Société financière internationale (IFC), filiale dédiée au secteur privé.

L’annonce a été faite par Soukeyna Kane, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, le Mali, le Niger et la Guinée, et Dimitris Tsitsiragos, vice-président d’IFC pour les nouveaux investissements, lors de la Table ronde des partenaires au développement organisée à Paris du 7 au 8 septembre 2017.

Au cours de cette table ronde, les autorités tchadiennes sont parvenues à mobiliser un montant total de 20 milliards $ dont près de 14 milliards $ émanant du secteur privé.

Le gouvernement et la Banque mondiale sont convenus d’un programme de réformes structurelles majeures visant à promouvoir la croissance et diversification de l’économie tchadienne. Ces réformes s’articulent autour de quatre piliers : l’amélioration de la gestion des ressources publiques et de l’exécution du budget ; le renforcement de la transparence du secteur pétrolier ; la promotion de la diversification économique au travers d’une performance accrue de certains secteurs clés comme l’agriculture et l’élevage ; et le renforcement de la protection sociale des populations pauvres et vulnérables.

Dans le cadre du nouveau cycle IDA 18, les engagements financiers de la Banque mondiale au Tchad vont plus que tripler, passant de 100 millions à 360 millions $. Des ressources additionnelles pour les réfugiés, l’intégration régionale et le développement du secteur privé seront également mobilisées pour un montant équivalent, le total des ressources s’élevant ainsi à 700 millions $. Ces ressources additionnelles viendront en complément d’un portefeuille de projets existants déjà important représentant un financement total pays de 300 millions $.

L’Union européenne renforce son appui

Le commissaire européen en charge de la coopération internationale et du développement, Neven Mimica, a annoncé un renforcement considérable de l’aide européenne au Tchad lors de la Table ronde des bailleurs pour le financement du Plan national de développement 2017-2021 organisée à Paris les 7 et 8 septembre.

« Le Tchad est engagé dans une lutte contre la montre pour faire face aux multiples défis qui se présentent à lui. L’Union européenne continuera à mobiliser tous ses instruments pour l’y aider. Entre 2017 et 2021, nous mobiliserons ainsi 925 millions d’euros. J’appelle l’ensemble de nos partenaires à être à la hauteur des enjeux et à renforcer leur soutien au Tchad », a déclaré Neven Mimica.

Le soutien européen annoncé comprend des appuis à des secteurs essentiels tels que la nutrition, la sécurité alimentaire et la résilience, l’agriculture durable, mais aussi la gouvernance démocratique, la sécurité, la promotion de l’État de droit, l’emploi et la formation professionnelle.

En marge de la Table ronde, le commissaire Neven Mimica et le ministre du Plan Nguéto Tiraïna Yambaye ont procédé à la signature de deux nouveaux programmes pour un montant de 176 millions d’euros, dont la mise en œuvre pourra débuter immédiatement. Ce financement vise à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle (156 millions d’euros) et à améliorer la sécurité intérieure du pays (20 millions d’euros).

Le commissaire européen a également annoncé le décaissement d’appui budgétaire imminent de 19 millions d’euros au titre du programme d’appui à la consolidation de l’État.

AFRIQUE DU NORD

ALGÉRIE

Coopération avec la BEI dans les transports

Román Escolano, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI), en visite officielle en Algérie du 12 au 14 juillet, a signé un nouvel accord de coopération avec l’État algérien.

« Le partenariat que nous allons renouveler est très important, aussi je souhaite qu’il soit pérenne et résolument tourné vers l’avenir. La banque de l’Union européenne est prête à soutenir avec force les investissements stratégiques pour l’Algérie », a-t-il déclaré.

Le nouvel accord de coopération est axé sur la sécurité routière avec à la clef une étude financée par la BEI sur les normes de sécurité du tronçon de l’autoroute Trans-maghrébine. Cette étude régionale pour les pays du Maghreb, intitulée Audit de sécurité routière, concernera plus particulièrement l’autoroute Est-Ouest entre les frontières respectives Est-Ouest de l’Algérie, ainsi que les pénétrantes des grandes wilayas, dont celles d’Oran et de Bejaia, soit un tronçon global d’environ 1 500 km s’étendant sur toute la côte méditerranéenne.

Le transport est un secteur sur lequel la BEI a déjà apporté ses conseils et son expertise en Algérie par une coopération technique renforcée dans les domaines de la gestion et de la logistique avec le programme Logismed Soft au niveau régional (4,5 millions d’euros) en coopération avec la Commission européenne ou encore avec l’Agence nationale des autoroutes (2,5 millions d’euros). Toujours dans le domaine du transport, la BEI avait également financé des projets stratégiques pour l’Algérie comme l’Autoroute Est/Ouest, ou encore le port de Bejaia.

MAROC

Partenariat entre Attijariwafa bank et Sumitomo

Le groupe Attijariwafa bank et Sumitomo Corporation Europe Limited, une branche directe du conglomérat japonais Sumitomo Corporation, ont annoncé début septembre la signature d’un mémorandum d’entente par lequel les deux parties s’accordent à développer un partenariat à long terme pour des opérations d’envergure en Afrique.

L’accord a été signé par Boubker Jai, directeur général du groupe Attijariwafa bank, et Bin Haga, CEO de Sumitomo Corporation Europe.

L’objectif est de promouvoir la coopération entre les deux groupes dans les secteurs de l’automobile, les projets d’infrastructure, l’industrie de la chimie, les mines et l’agriculture, tant en Afrique qu’au Maroc.

Le groupe Sumitomo Corporation est déjà présent au Maroc et dans d’autres pays en Afrique, à travers plusieurs filiales. Au Maroc, il opère aussi des échanges très importants avec des distributeurs locaux de marques japonaises.

Attijariwafa bank est le premier groupe bancaire et financier au Maghreb et dans l’Uemoa, et un acteur de référence dans la CEMAC.

La BAD soutient le Programme d’appui à l’accélération de l’industrialisation

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 14 juillet un prêt de 200 millions $, destiné à financer la première phase du Programme d’appui à l’accélération de l’industrialisation au Maroc (PAAIM I).

Le PAAIM vient en soutien du Plan 2014-2020 d’accélération industrielle du pays, qui ambitionne d’accentuer la diversification de l’économie via de nouvelles filières et grâce aux PME et aux secteurs exportateurs en particulier. Ce Plan entend également accroître la part de l’industrie dans le PIB de 14 à 23 points et créer un demi-million d’emplois à l’horizon 2020.

« Le PAAIM aidera à impulser une nouvelle dynamique de croissance, créatrice d’emplois sur l’ensemble du territoire. C’est la première contribution concrète de la Banque à la mise en œuvre de l’initiative du G20 “Compact with Africa” », a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la BAD pour l’Afrique du Nord.

Appui de la BEI à l’Université euro-méditerranéenne de Fès

L’Université euro-méditerranéenne de Fès (UEMF) a signé le 7 juillet à Rabat un accord de financement de 70 millions d’euros avec la Banque européenne d’investissement (BEI).

Ce financement a pour objet la construction et l’équipement du futur éco-campus de l’UEMF dont le coût total est évalué à 147 millions d’euros. Ce projet bénéficie également du soutien de l’Union européenne sous la forme d’une subvention de 5 millions d’euros et au titre de la Facilité d’investissement pour le voisinage (FIV) à hauteur de 13 millions d’euros. Enfin, des fonds privés sont appelés à contribuer à ce projet à hauteur de 35 millions d’euros.

L’UEMF, qui accueille déjà des étudiants marocains et étrangers, a noué des partenariats avec des universités de plusieurs pays, ce qui lui permet de compter parmi son corps professoral des professeurs de différentes nationalités. Son futur éco-campus sera développé en partenariat avec des institutions d’enseignement supérieur et de recherche au sein de l’espace méditerranéen, et devrait être réalisé d’ici à 2021 pour accueillir, en rythme de croisière, environ 6 000 étudiants des divers pays de la région euro-méditerranéenne et de l’Afrique subsaharienne. L’équipe d’avocats d’affaires Allen & Overy Casablanca conseillait l’UEMF.

La BAD et la BCP partagent les risques

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 14 juillet un Accord de participation aux risques (APR) d’un montant de 50 millions $, au profit de la Banque centrale populaire (BCP). Ce programme de partage de risques (50/50), en mesure de couvrir un portefeuille de transactions à concurrence de 100 millions $, vient en soutien des quelque 700 millions $ (valeur cumulative) d’opérations commerciales intra-africaines qui devraient être comptabilisées en trois ans, selon les estimations.

L’APR aidera à répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur, dans des secteurs économiques vitaux comme l’agroalimentaire, la santé, les services et l’industrie. De plus, il favorisera l’intégration régionale, le développement du secteur financier et permettra à plusieurs États africains de générer des recettes fiscales additionnelles. Cet accord appuiera les exportateurs marocains en particulier, ainsi que, plus largement, les banques et les PME du continent.

TUNISIE

La Commission approuve le versement de 100 millions d’euros

La Commission européenne a approuvé le 10 juillet le versement à la Tunisie d’un prêt de 100 millions d’euros. Il s’agit de la troisième et dernière tranche du programme d’assistance macrofinancière (AMF-I) de 300 millions d’euros en faveur de la Tunisie, adopté en mai 2014.

Le programme AMF-I soutient le processus de relance économique de la Tunisie, tant par l’octroi de financements à des conditions préférentielles que par l’encouragement de la mise en œuvre de plusieurs mesures importantes de politique publique convenues dans un protocole d’accord entre l’UE et la Tunisie.

La première opération d’assistance macrofinancière en faveur de la Tunisie sera suivie d’un deuxième programme d’assistance macrofinancière (AMF-II) d’un montant de 500 millions d’euros, également sous la forme de prêts. Ce programme a été approuvé par le Conseil et le Parlement européen le 6 juillet 2016.

Appui de la BEI à la BH

La Banque européenne d’investissement (BEI) a octroyé le 19 septembre un prêt de 120 millions d’euros en faveur des PME à la Banque de l’habitat (BH), dont le capital est réparti entre le secteur public (56,7 %) et le secteur privé (43,3 %).

L’objectif est d’améliorer l’accès au financement et de promouvoir une économie de marché plus diversifié en soutenant l’émergence et le développement des PME et des très petites entreprises.

La banque chinoise ICBC nouveau partenaire d’Amen Bank

En marge de la cinquième cession du Forum de Tunis, organisé le 7 juillet par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) et consacré à l’examen d’un nouveau partenariat entre la Tunisie et la Chine, Ahmed El Karm, président du directoire d’Amen Bank, et Zhao Fujun, directrice générale adjointe à l’Industrial and Commercial Bank of China (I.C.B.C), ont signé un accord de partenariat, portant coopération à l’investissement et au financement.

Cette coopération portera sur deux types de montage et de financement : l’octroi de prêts syndiqués pour financer des grands projets en Tunisie ; et l’ouverture de lignes de crédit au profit d’Amen Bank, pour le financement, par des prêts à moyen et long terme, des investissements des entreprises installées en Tunisie.

Le financement concerne l’ensemble des secteurs de l’activité économique et notamment les secteurs de l’infrastructure, des télécommunications, des énergies fossiles et renouvelables, des mines, de la chimie, du bâtiment et de la promotion immobilière, du tourisme, des industries manufacturières, de la santé, de l’éducation, etc…

Les crédits financent les entreprises publiques ou privées, installées en Tunisie pour leurs investissements dans le pays ou en Afrique. Le financement doit porter sur des projets qui comportent une composante chinoise. Cette dernière peut être la construction et/ou l’approvisionnement en équipement et/ou l’ingénierie et le transfert de technologie.

ICBC est la première banque en Chine et dans le monde. À fin 2016, le total de ses actifs s’établissait à 24 137 milliards de yuans, soit 3 476 milliards $.

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