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African Banker

Afrique : Brèves bancaires et financières

Alors que les efforts de développement se concentrent traditionnellement dans la partie centrale de Dakar, de nouvelles zones de développement (Diamniadio et Daga Kholpa) ont été établies dans l’est de la région en tant que nouveaux pôles de développement urbain. En convertissant la station de commutation SOCOCIM actuelle en sous-station, le projet devrait permettre de fournir 204 GWh d’électricité par an dans la partie est de la région de Dakar d’ici 2023.

Avec une croissance économique soutenue et une population en hausse ces dernières années, le Sénégal a vu sa demande énergétique doubler, passant de 234 MW en 2000 à 557 MW en 2016, et la demande devrait continuer de progresser à l’avenir.

TOGO

Appui de la BID à la microfinance

Le ministre de l’Economie et des finances, Sani Yaya, a signé le 14 mars à Djeddah avec le président de la Banque islamique de développement (BID), Bandar Mohamed Hamza Hajjar, deux accords de prêt d’un montant total de 20 millions de dollars (10,7 milliards de F.CFA) pour le financement du projet d’appui à la microfinance (un prêt sur les ressources du Fonds de solidarité islamique pour le développement/FSID et un prêt sur les ressources ordinaires de la BID, de 10 millions $ chacun). Ce dispositif vise l’amélioration de la finance inclusive, la réduction de la pauvreté et le renforcement de la résilience des bénéficiaires aux chocs socioéconomiques et climatiques.

Ce projet, selon le ministère de l’Economie et des finances, « permettra d’améliorer les conditions de vie des indigents et de créer des emplois par le renforcement des capacités financières, techniques et institutionnelles des partenaires et des parties prenantes en matière d’appuis à la finance inclusive. Au moins 60 000 personnes seront formées et auront accès à la microfinance et à la finance islamique. De plus, environ 1 000 emplois seront créés. »

Nouvel appui chinois    

L’ambassadeur de Chine au Togo, Liu Yuxi, et le ministre de l’Economie et des finances, Sani Yaya, ont signé le 13 février à Lomé un accord de coopération économique et technique sous forme de don d’un montant de 100 millions de yuans, soit environ 8,4 milliards de F.CFA.

Selon le ministre, cette enveloppe globale pourra être utilisée pour des projets à convenir d’un commun accord, et dont les conventions seront signées ultérieurement entre les deux pays.

« Après environ un demi-siècle de relations diplomatiques fructueuses, la Chine a contribué au développement de la nation togolaise avec diverses réalisations dans des domaines variés, notamment la construction de l’aéroport international Gnassingbé Eyadema, le stade de Kegué, le nouveau parlement en construction… Cette coopération continuera de se renforcer et permettra d’accroitre le portefeuille de projets d’intervention de la Chine en faveur du Togo », a déclaré Sani Yaya.

AFRIQUE CENTRALE

REGIONAL

Cinq nouveaux financements de la BDEAC       

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) a approuvé le  24 janvier à Brazzaville cinq propositions de financement pour un montant total 33,125 milliards de F.CFA, en faveur des projets suivants :

-au Gabon, le développement d’une infrastructure de stockage des hydrocarbures à Libreville par la société Gabon Global Logistics (GGL) pour 20 milliards de F.CFA; et la réhabilitation et l’élargissement de la route nationale PK 5 – PK 12 pour 5 milliards de F.CFA;

-en Centrafrique, la création d’un complexe agro-industriel de palmiers à huile par la société Palm d’Or pour 4,5 milliards de F.CFA;

-au Cameroun, la construction de la petite centrale hydroélectrique de Mbakaou Carrière pour 800 millions de FCFA;

-et en Guinée Equatoriale, la construction du Centre hospitalier Mama Bang à Bata, pour 2,9 milliards de F.CFA.

Dans le cadre de la mobilisation de nouvelles ressources, le conseil d’administration  a par ailleurs approuvé la mobilisation de deux lignes de crédit auprès de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) pour un montant total de 35 millions de dollars (18,6 milliards de F.CFA). Ces nouvelles ressources vont procurer à la BDEAC davantage de moyens pour le financement des projets des PME/PMI de la sous-région Cemac, principalement dans des secteurs variés tels que : l’agriculture, l’agro-industrie, la pêche, l’élevage, et l’industrie et le commerce avec le Monde arabe.

CAMEROUN

Le Président autorise plusieurs financements

Le président Paul Biya a autorisé par décrets en date du 2 février 2018 le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire, Louis Paul Motaze (remplacé le 2 mars par Alamine Ousmane Mey), à signer :

-avec la Société Générale une convention de crédit acheteur de 140,065 millions d’euros (91,88 milliards de F.CFA) et une convention de crédit financier de 25,578 millions d’euros (16,78 milliards de F.CFA) pour le financement du Projet de renforcement et de stabilisation des réseaux de transport d’électricité de la ville de Douala

-avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), du groupe de la Banque islamique de développement (BID), un accord de prêt Mourabaha de 68 millions d’euros (44,61 milliards de F.CFA) pour le financement des importations de pétrole brut de la Société nationale de raffinage (Sonara)

-et avec l’IDA (Banque mondiale) un accord de prêt de 19,9 millions de DTS (16,6 milliards de F.CFA) pour le financement additionnel du Projet de renforcement des capacités du secteur minier (Precasem).

Le chef de l’Etat a par ailleurs autorisé par décret en date du 2 février également le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey (remplacé le 2 mars par Louis Paul Motaze), à émettre des titres publics d’un montant maximum de 260 milliards de F.CFA pour le financement des projets de développement inscrits dans la loi de Finances 2018.

CENTRAFRIQUE

Appui de la BAD aux réformes économiques

Le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, gouverneur de la Banque africaine de développement (BAD), Felix Moloua, et le responsable-pays de la BAD pour la RCA, Joel Sibaye Tokindang, ont signé le 5 février à Bangui un accord de don d’environ 10,2 millions de dollars destiné à financer la seconde phase du Programme d’appui aux réformes économiques et financières (PAREF II).

Cet appui budgétaire programmatique contribuera à l’amélioration de la gestion des finances publiques et à la relance de la croissance économique, parmi les priorités du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix pour la Centrafrique (RCPCA) adopté en octobre 2016.

De manière spécifique, cet appui vise à améliorer le recouvrement des recettes fiscales; la transparence et le taux d’exécution du budget (notamment dans les secteurs sociaux); et à consolider la croissance économique à travers une amélioration du climat des affaires et de la gouvernance dans les secteurs productifs comme l’agriculture, la forêt et les mines.

RD CONGO

Prêt de la BAD à Rawbank

 La Banque africaine de développement (BAD) a accordé le 7 mars un prêt de 15 millions de dollars à la Rawbank congolaise, première banque commerciale du pays avec 24 % de parts de marché et 300 000 clients.

Au prêt s’ajoute une subvention d’assistance technique pour la mise en place au profit de Rawbank de programmes de formation et de renforcement des capacités des promoteurs de PME (Rawbank a été sélectionnée mi-février par la SFI, filiale de la Banque mondiale, comme première institution financière privée pour recevoir et dispenser cette formation ‘Business Edge’ en Afrique centrale). Cette action ciblera les femmes entrepreneures.

Créée en 2002 par la famille Rawji établie au Congo depuis 1922, Rawbank est une banque commerciale qui se distingue aujourd’hui non seulement sur le marché bancaire de la RDC, mais aussi dans toute la sous-région. La banque, qui affiche un bilan total de plus de 1 milliard $, s’est vu attribuer par Moody’s la notation B3, au même niveau que la note souveraine octroyée à la RDC.

Cette première collaboration de la BAD avec la Rawbank permettra, en premier lieu, de soutenir le secteur privé en RDC, en particulier les PME qui bénéficieront de 30 % de la ligne de crédit. En second lieu, ce prêt permet à la BAD d’apporter son concours à un groupe bancaire solide, à capitaux africains, et doté d’une volonté d’accompagner les acteurs économiques congolais dans leur effort de croissance, en dépit d’un environnement des affaires difficile.

Le prêt sera en priorité affecté aux besoins en capitaux à moyen et long termes d’une quinzaine de projets dans les secteurs de l’industrie, des infrastructures, de la construction, de l’hôtellerie, de la distribution et du commerce. Outre l’appui important au secteur privé, il va soutenir des projets dans des secteurs clés de l’économie congolaise, la création de milliers d’emplois ainsi que l’accompagnement de centaines d’entrepreneurs locaux de PME.

GABON

Remboursement de la dette intérieure

L’Etat gabonais a annoncé le 9 février la signature d’une convention de règlement définitif  de sa dette intérieure – dette due par l’Etat aux entreprises locales – avec un ensemble de créanciers constitués sous la forme d’un Groupement d’intérêt économique (GIE), dénommé ‘Club de Libreville’, dont le chef de file est le groupe BGFI Bank. L’avantage de ce mécanisme est de permettre la consolidation et le rééchelonnement de la dette détenue par l’Etat.

« L’effort de remboursement est conséquent », souligne la présidence de la République. Il porte sur un montant de 310 milliards de F.CFA, soit 77 % du montant total de la dette initiale évaluée à 400 milliards de F.CFA. Au final, 177 entreprises gabonaises regroupées au sein de ce GIE en bénéficieront, les PME étant particulièrement privilégiées.

« C’est un signal fort envoyé au secteur privé qui retrouve des marges de manœuvre pour investir et qui regagne confiance dans la parole de l’Etat », souligne le directeur de cabinet du président de la République, Brice Laccruche Alihanga. « La renégociation et la restructuration de la dette publique dans des termes plus favorables nous permettent in fine de retrouver les capacités nécessaires pour relancer l’économie à travers des politiques d’investissement ambitieuses. »

L’échéancier comprend un premier paiement « immédiat » de 160 milliards de F.CFA avant fin février sous la forme d’un financement bancaire versé au GIE. Le reste de la créance, soit 150 milliards de F.CFA, faisant l’objet d’un rachat par les institutions bancaires ou financières locales « dans un délai d’un mois ».

En contrepartie de cet effort important opéré par l’Etat gabonais, les entreprises bénéficiaires se sont engagées à réinvestir une partie des montants remboursés afin de participer à l’effort de relance de l’économie nationale sous la forme de création d’emplois, de reprise des chantiers arrêtés (logements sociaux, infrastructures…), etc.

Selon le directeur général du Budget et des finances publiques, Fabrice Andjoua Bongo Ondimba, le Club de Libreville « n’est pas une nouveauté. Nous sommes aujourd’hui à la 7e tranche de ce club. »

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Written by African Banker

C'est le seul magazine dédié au secteur bancaire et financier en Afrique. Deux éditions en français et en anglais couvrent la totalité du continent. African Banker est un réel outil de travail pour tout les acteurs de ce secteur. Le monde bancaire et financier connaît une croissance et une concurrence de plus en plus fortes et joue un rôle essentiel dans le développement économique de l’Afrique.

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