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African Banker

Afrique : Brèves bancaires et financières

Le gouvernement souhaite faire du secteur de la microfinance un acteur majeur de l’inclusion financière, en appui au secteur bancaire classique et à celui des assurances, pour restructurer et redynamiser le tissu économique et financier.

A cette fin, une stratégie nationale pour l’inclusion financière a été élaborée, qui favorise l’accès de la population à une large gamme de services financiers diversifiés, avec un secteur de la microfinance assaini, restructuré et professionnel.

Adama Koné s’est toutefois félicité que le secteur de la microfinance soit déjà en voie de professionnalisation et de modernisation. Ainsi, au 31 décembre 2017, le système financier décentralisé enregistrait 1,3 million de clients et 34, 2 milliards de F.CFA de fonds propres, pour une épargne mobilisée s’établissant à 306,6 milliards de F.CFA.

MALI

Accord préliminaire avec le FMI

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 12 au 16 mars 2018 pour achever les entretiens sur la huitième revue du programme économique et financier du Mali qui est soutenu par la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI, ainsi que sur les consultations de 2018 au titre de l’article IV. La première partie des entretiens s’était tenue du 29 octobre au 11 novembre 2017.

« Les autorités maliennes et les services du FMI sont parvenus à un accord préliminaire, sous réserve de l’approbation par la direction et le conseil d’administration du FMI. Il est prévu que ce dernier examine le rapport des services du FMI en avril 2018. L’achèvement de la revue permettra de mettre à disposition du Mali 31,65 millions de DTS (environ 46 millions de dollars) », a déclaré Boriana Yontcheva à l’issue de la mission.

« L’économie malienne a continué de se redresser en 2017 malgré des défis sécuritaires persistants. La croissance du PIB reste vigoureuse, à 5,3 % selon les estimations, portée par de bonnes récoltes et une demande intérieure robuste. L’inflation a été modérée, restant bien en deçà du plafond régional. Les résultats budgétaires ont dépassé les projections du programme. Le déficit budgétaire de 2017 a été limité à 3 % du PIB : les dépenses ont été réduites, l’aide extérieure ayant été inférieure aux prévisions d’environ 0,8 % du PIB, et les recettes ont été légèrement supérieures à l’objectif fixé. Les perspectives macroéconomiques demeurent globalement positives, mais l’économie fait face à des risques de détérioration croissants, notamment en raison d’une situation sécuritaire volatile. Par ailleurs, d’éventuelles pressions sur les dépenses pendant une année électorale et la diminution de l’aide extérieure représentent des risques budgétaires », a-t-elle précisé.

MAURITANIE

L’Afreximbank annonce 1,5 milliard $ de financements

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) attirera 1,5 milliard de dollars vers la Mauritanie pour financer le développement du commerce et les infrastructures s’y rapportant, aux termes d’un protocole d’accord signé le 19 février à Nouakchott par son président Benedict Oramah, qui conduisait une délégation d’investisseurs et de responsables de la banque.

A l’issue d’une rencontre avec le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et plusieurs ministres, Benedict Oramah a déclaré que la banque voyait des opportunités pour « soutenir le Plan stratégique pour la croissance accélérée et la prospérité partagée de la Mauritanie à travers le financement de projets clés qu’elle a identifiés dans les secteurs de l’agro-industrie, des pêches, de la construction d’hôtels et de la logistique et infrastructures liées. »

Sur le montant annoncé, 500 millions $ iront au développement du secteur privé, sous forme de lignes de crédit aux banques locales. Le milliard $ restant sera levé par Afreximbank après évaluation de projets éligibles soutenant la construction d’infrastructures facilitant le commerce, de parcs industriels, de zones économiques spéciales et d’unités de transformation du poisson.

Les investisseurs venaient des secteurs énergie, pétrole et gaz, services financiers, agriculture, télécoms, immobilier et industrie d’Egypte, du Burkina Faso, du Nigeria et de Tunisie.

SENEGAL

Plus de 100 communes pour la phase pilote du Pacasen

La Banque mondiale a approuvé le 30 janvier un crédit IDA de 110 millions de dollars en faveur du Programme d’appui aux communes et aux agglomérations du Sénégal (Pacasen), qui permettra d’améliorer radicalement la gouvernance et l’efficacité des services publics au niveau local.

Le premier objectif  est d’améliorer les finances locales en augmentant les dotations de l’État aux collectivités locales, en introduisant des critères d’allocation objectifs et équitables, et en renforçant les capacités des municipalités afin qu’elles soient en mesure de développer leurs recettes propres. Le programme vise en second lieu à rationaliser la gestion des investissements publics au niveau d’un certain nombre de collectivités urbaines afin d’améliorer les services à la population.

« Le nouveau programme devrait aboutir en cinq ans à une hausse remarquable des infrastructures de services publics municipales et redynamiser, au niveau national, le processus de décentralisation budgétaire et administratif, conformément aux objectifs de l’Acte III de la décentralisation », déclarait Louise Cord, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal.

L’opération bénéficiera d’un cofinancement de 80 millions d’euros de l’Agence française de développement (AFD).

« Globalement, 123 communes ont été retenues pour la phase pilote de ce programme », a annoncé le 19 février le directeur général de l’Agence de développement municipal (ADM), qui gère le projet. Outre la BM et l’AFD, le Pacasen sera soutenu par « une participation conséquente de l’Etat sénégalais », précisait-il.

Le coût total du Pacasen est évalué à 260 millions $ (139 milliards de F.CFA)

De l’électricité pour l’est de Dakar

L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a signé le 8 février à Dakar un accord de don de 2,934 milliards de yens (14,7 milliards de F.CFA) avec le gouvernement sénégalais, pour le projet de réhabilitation d’urgence et de renforcement du réseau de distribution énergétique dans la région de Dakar.

Le projet prévoit la réhabilitation et le renforcement d’une station de commutation de la cimenterie SOCOCIM, située dans la partie est de la région de Dakar, en la transformant en sous-station. Le projet permettra également d’améliorer le réseau de distribution dans la région environnante afin de stabiliser l’approvisionnement énergétique dans la partie est de la région de Dakar, en particulier dans les nouvelles zones de développement.

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Written by African Banker

C'est le seul magazine dédié au secteur bancaire et financier en Afrique. Deux éditions en français et en anglais couvrent la totalité du continent. African Banker est un réel outil de travail pour tout les acteurs de ce secteur. Le monde bancaire et financier connaît une croissance et une concurrence de plus en plus fortes et joue un rôle essentiel dans le développement économique de l’Afrique.

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