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African Banker

Afrique : Brèves bancaires et financières

Le projet consistera à concevoir une solution commune aux six établissements, basée sur SAB AT et les progiciels de ses partenaires Digitech, Mapping et Arabsoft, et à la déployer successivement par lot de pays, en respectant un planning de 3 années. SAB a l’ambition de devenir l’un des éditeurs leaders de progiciel bancaire sur le continent africain et d’intervenir sur le secteur de la microfinance en pleine croissance dans le monde.

 BURKINA FASO

Accord triennal avec le FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le 14 mars en faveur du Burkina Faso un nouvel accord triennal 2018-2020 au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) pour un montant de 108,36 millions de DTS (environ 157,6 millions de dollars, ou 90 % de la quote-part du pays) en appui au programme national de réformes économiques et financières.

Le programme vise à atteindre une position viable de la balance des paiements, à réaliser une croissance inclusive et à réduire la pauvreté en créant un espace budgétaire pour les dépenses prioritaires dans les domaines de la sécurité, de la politique sociale et de l’investissement dans les infrastructures. Il a également pour objectif de catalyser des financements officiels et privés, ainsi que de renforcer la résilience à des chocs économiques futurs.

La décision du conseil d’administration permet de décaisser immédiatement 18,06 millions de DTS (environ 26,3 million $). Le solde sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.

« Le Burkina Faso est confronté à des problèmes de développement considérables, qui se sont intensifiés récemment en raison de la dégradation de la situation sécuritaire et de troubles sociaux. Disposant de ressources limitées, les autorités s’efforcent énergiquement d’améliorer la sécurité et de répondre aux attentes de la population en mettant en œuvre leur stratégie nationale de développement », a déclaré Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président du conseil d’administration par intérim. « Les perspectives économiques sont globalement favorables, mais sont exposées à des risques. La croissance économique s’est accélérée et les recettes ont augmenté. La situation sécuritaire et des problèmes internes constituent les principaux risques pesant sur les perspectives. »

Agrément pour la banque agricole

Le Premier ministre, Paul Kaba Thieba, a présidé le 22 mars une réunion d’information sur la création de la Banque agricole du Faso (BADF), en présence des acteurs du monde paysan, des banquiers, des responsables du système financier décentralisé, des assurances…« La commission bancaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a jugé notre projet crédible et réalisable, lors de sa session du 14 mars dernier, et a octroyé l’agrément à notre banque, à votre banque ».

Evoquant la disparition de la Caisse nationale de crédit agricole, le chef du gouvernement a déclaré que toutes les dispositions sont prises pour pérenniser cet outil grâce à un mécanisme bien étudié et un dispositif de fonctionnement densifié.

L’actionnariat de la nouvelle entité compte 13 organisations du monde rural, trois sociétés d’Etat, huit sociétés privées et 70 personnes physiques, pour un capital de 14, 277 milliards de F.CFA, contre 10 milliards de F.CFA au minimum exigés par la règlementation bancaire en vigueur.

Le secteur bancaire classique n’a pas toujours accompagné comme il le faut le monde agricole, reconnaissait le Premier ministre, relevant le faible taux de financement accordé aux producteurs, de l’ordre de 15%. La mise en place de cette banque corrigera les faiblesses structurelles du monde rural, offrant la possibilité d’appuis pour la maîtrise de l’eau à des fins agricoles ou d’élevage, le développement de l’entrepreneuriat agricole et agro-alimentaire, le renforcement de la liaison production-marché …

Le président de la Confédération paysanne du Faso (CPF), Bassiaka Dao, a demandé aux autorités de veiller à ce que les politiques ne se mêlent pas de la gestion administrative ou financière, ni des conditions d’octroi des crédits, comme cela fut le cas à une certaine époque.

CÔTE D’IVOIRE

Une enveloppe de 1,5 milliard $ de la Banque mondiale

Le président Alassane Ouattara a reçu le 23 mars, à Abidjan, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop. A l’issue de l’entretien, ce dernier a annoncé un soutien de plus de 750 milliards de F.CFA de son institution à la Côte d’Ivoire en faveur du secteur agricole.

« Dans le domaine de l’agriculture, nous allons, très bientôt, présenter au conseil d’administration de la Banque mondiale un projet de 200 millions de dollars, soit environ 110 milliards de F.CFA pour appuyer le secteur de l’anacarde. Plus tard dans le courant de l’année, c’est un autre projet de 300 millions $, soit environ 150 milliards de FCFA, qui sera mis en œuvre pour appuyer la filière cacao », a déclaré Makhtar Diop. Ce soutien s’explique par l’importante production d’anacarde et aussi par le poids de la filière cacao dans l’économie ivoirienne, a-t-il précisé.

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, a également annoncé la mise à la disposition du gouvernement ivoirien, au cours de cette année fiscale de la Banque qui se termine en juin prochain, de 1 milliard $ supplémentaires, soit environ 500 milliards de F.CFA, pour soutenir les efforts de développement du pays.

Démarrage de la BRM sénégalaise

Le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, a présidé le 9 février à Abidjan le lancement de la succursale ivoirienne de la Banque régionale de marchés (BRM) sénégalaise. « Les réformes, notamment celle du crédit-bail, devraient permettre aux banques et établissements financiers d’améliorer l’offre de crédit pour accompagner les opérateurs économiques dans le financement de leurs activités, en particulier les PME, moteurs d’une croissance plus inclusive », a déclaré le chef du gouvernement.

De même, « la classe moyenne en pleine expansion, devrait également avoir accès aux meilleures offres de services bancaires et financiers à des taux d’intérêt soutenables. » Le Premier ministre a souligné la détermination du gouvernement à accompagner la BRM dans la réussite de sa mission en Côte d’Ivoire, où la croissance économique moyenne du PIB est de 9% sur les cinq dernières années.
Le président de la BRM, Mansour Cama, a pour sa part exprimé l’engagement de son groupe à soutenir les grands projets du pays.

La BRM est la première institution bancaire de la zone de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) spécialisée par choix stratégique dans les activités de banque d’affaires et de marchés. Créée en décembre 2005 et opérationnelle depuis mai 2007, la BRM a un actionnariat diversifié : TransAfrica Holdings, BEI, BOAD, Amsa-Vie, Caisse de sécurité sociale du Sénégal, Sonam Mutuelle, Prévoyances Assurances, CNART Assurances, La Sécurité Sénégalaise et des promoteurs et personnes physiques. Ces derniers détiennent 45,5 % du capital, les investisseurs institutionnels régionaux 29,1 %, les institutions financières de développement 16 % et les investisseurs internationaux 9,4 %.

A fin 2015, le montant total du bilan de la BRM s’établissait à 293,9 milliards de F.CFA. Les dépôts de la clientèle s’élevaient à 98,2 milliards de F.CFA et les créances sur la clientèle à 133 milliards de F.CFA. Le produit net bancaire (PNB) était de 10,8 milliards de F.CFA.

Soutiens des Etats-Unis à la santé

Deux accords de coopération de plus de 167 milliards de F.CFA ont été signés le 15 mars à Abidjan avec les Etats-Unis par le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh, pour renforcer la santé et la gouvernance,

« L’USAID nous fait un don dans le domaine de la santé durable d’une valeur de 164,92 milliards de F.CFA, et un don dans le domaine de la promotion de la paix et la bonne gouvernance à hauteur de 2,251 milliards de F.CFA. Ces dons permettront d’aider au développement économique et social de la Côte d’Ivoire », a déclaré le ministre.
Pour sa part, la chargée d’Affaires de l’ambassade des Etats-Unis, Katherine Brucker, a annoncé que l’aide américaine à la Côte d’Ivoire avoisinera les 300 millions de dollars (160 milliards de F.CFA) par an dans les années à venir.

Katherine Brucker avait participé le 12 mars à la toute première réunion sur l’orientation stratégique de la première étude nationale sur l’impact du VIH, une enquête qui a porté sur plus de 20 000 personnes à ce jour. Cette réunion était organisée à Abidjan par le ministère de la Santé et de l’hygiène publique. L’étude, dénommée Evaluation de l’impact du VIH basée sur la population en Côte d’Ivoire (Ciphia), vise à tester un échantillon national représentatif d’Ivoiriens, et ensuite utiliser les modèles statistiques pour créer une image de l’épidémie actuelle du VIH en Côte d’Ivoire.

Le financement de cette Evaluation provient du Plan d’urgence présidentiel de lutte contre le sida (Pepfar) des Etats-Unis. Des représentants des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains ont assisté à la réunion à l’invitation de la ministre ivoirienne de la Santé, Raymonde Goudou-Coffie, présidente du comité de pilotage de Ciphia.

Le comité de pilotage a donné une orientation stratégique à l’étude, qui a débuté en août 2017. Environ 9 000 ménages y ont participé jusqu’ici et ont permis d’obtenir des échantillons de sang pour analyse. Les résultats préliminaires de l’enquête Ciphia sont attendus d’ici à décembre 2018.

La Côte d’Ivoire a par ailleurs bénéficié début mars de l’Initiative présidentielle américaine de lutte contre le paludisme pour un montant de 25 millions $ (13 milliards de F.CFA), qui permettra l’achat d’intrants et médicaments au profit des populations de 34 districts sanitaires.

Promotion de la microfinance

Le ministre de l’Economie et des finances, Adama Koné, a présidé le 22 mars à Abidjan l’ouverture de la première édition des Journées nationales de la microfinance (JNM). « Le gouvernement a décidé d’accompagner et de soutenir davantage le secteur de la microfinance, afin de le rendre plus inclusif et plus performant », a déclaré le ministre, déplorant cependant que 16% seulement de la population dispose d’un compte bancaire en 2016, avec un taux de pénétration de la microfinance de 6%.

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Written by African Banker

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